La FIV, un recours pour lutter contre les maladies génétiques ?

Phillip et Karen sont parents de deux adorables fillettes en parfaite santé : Rosie et Daisy. Mais à première vue, la santé de fer dont font preuve ces deux princesses n’était pas une chose assurée. En effet, la maman est atteinte d’une maladie génétique héritée de son père : la maladie de Huttington.

La maladie de Huttington, qu’est-ce que c’est ?

Cette maladie se déclare entre 30 et 50 ans et entraîne des troubles cognitifs, des symptômes psychiques ainsi que des troubles moteurs. Elle est héréditaire, incurable et l’issue en est fatale au bout de quelques années après que la maladie se soit déclarée. Karen a 50% de chances de transmettre sa maladie à ses enfants alors pour assurer la santé future de ses bébés, la jeune femme s’est adressée au centre de fertilité de Nottingham, en Angleterre. Avec le diagnostic préimplantatoire (DPI), il est désormais possible de déterminer la présence d’une maladie génétique sur des embryons dans une éprouvette. Les embryons porteurs du gêne sont écartés et les embryons sains sont replacés dans l’utérus de la mère. C’est grâce à cette technologie que Karen a pu concevoir, après de nombreuses tentatives infructueuses, et mettre au monde ses deux filles, qui elles, sont aujourd’hui hors de danger.

Qu’en est-il en France?

Le diagnostic préimplantatoire est le seul cas autorisé par la loi où le recours à la FIV n’est pas du à l’infertilité mais au besoin de pouvoir dépister au préalable sur l’embryon une maladie grave. Cette méthode reste toutefois très encadrée par la loi de bioéthique du 6 aout 2004, modifiée le 7 juillet 2001.

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