Jugée pour avoir giflé son enfant de 2 ans et demi, cette mère est finalement relaxée

La gifle, un véritable débat de société dans lequel s’affrontent d’un côté ceux qui revendiquent l’acte éducatif, au même titre que la fessée, et de l’autres ceux qui la qualifient d’acte néfaste pour l’enfant et qui crient au scandale et à la violence sur mineur. Cette histoire s’apprête à relancer le débat. Une jeune mère de famille a été relaxée ce week-end par le tribunal de Perpignan après avoir donné une gifle à son fils de 2 ans et demi.

Une mère de famille relaxée après avoir été jugée pour violences sur mineur à l’égard de son fils de 2 ans et demi

France Bleue a informé ce dimanche qu’une mère de famille âgée de 32 ans a été relaxée par le tribunal de Perpignan. Mais quels sont les faits ? La jeune femme avait été convoquée, placée en garde à vue puis jugée pour « violences sur mineur », à l’égard de son fils âgé de seulement 2 ans et demi au moment des faits, en juin dernier. D’après ce même média cette maman s’occupait de son fils, hospitalisé depuis 48 heures pour une gastro-entérite. Elle a déclaré qu’entre les vomissements, les diarrhées et le changement des vêtements de l’enfant « vingt fois par jour », elle était « à bout de nerfs ». Un état qui l’a alors poussé à donner une gifle à son fils lorsqu’il a refusé de prendre ses médicaments. Un acte surpris par une infirmière ayant vu la scène à travers le hublot de la porte, acte qu’elle qualifie comme « violent » d’autant plus que la tête de l’enfant a été « projetée en arrière ». Le personnel médical est alors intervenu afin d’examiner le jeune garçon. La mère a tenté de se défendre en déclarant que c’est « son enfant » et qu’elle fait « ce qu’elle veut ». Tout s’accélère lorsqu’un psychiatre, un médecin légiste, une assistante sociale et des policiers de la BAC arrivent sur les lieux de l’incident. Ces derniers interpellent la mère de famille et la placent en garde à vue.

Qu’en est-il de la sanction envers cette mère ?

Le jugement de cette mère de famille s’est tenu ce mois-ci, en septembre, devant le tribunal correctionnel de Perpignan. Le procureur avait requis six mois de prison avec sursis pour « violences sur mineur » mais la justice n’a pas suivi cette sanction et a relaxé la mère. L’avocate de cette dernière avait par ailleurs déclaré qu’une gifle ne pouvait être assimilée à un acte de maltraitance, en notant que l’accusée n’avait jamais été soupçonnée de faits similaires.

Les châtiments corporels envers les enfants en France, que dit la loi ?

Pourtant épinglée en 2015 par le Conseil de l’Europe pour n’avoir pas clairement interdit toute forme de châtiment corporel sur les enfants, une loi avait même été votée puis censurée, la France tolère toujours les châtiments corporels « légers » comme la fessée, envers les enfants. A noter qu’en France, si on sait qu’aucune loi n’autorise de manière explicite la fessée ou la gifle envers les enfants, aucune ne l’interdit pourtant de façon formelle.

 


 

 

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