Endométriose : de nouvelles mesures pour lutter contre la maladie

Ce vendredi, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn a dévoilé les grandes lignes de son plan pour renforcer la prise en charge de l’endométriose. Ce plan s’articule autour de trois axes : renforcer le dépistage précoce, mieux accompagner les femmes souffrant d’endométriose et mieux informer les patients, le public mais aussi les professionnels de santé.

L’endométriose, qu’est ce que c’est ?

L’endométriose est une maladie chronique. Dans cette pathologie, le tissu endométrial qui tapisse l’utérus se développe hors de celui-ci, ce qui peut provoquer des lésions ou encore des kystes. Encore peu connue il y a quelques temps, l’endométriose est de plus en plus médiatisée. Il faut dire que cette pathologie touche de nombreuses femmes. (On estime qu’une femme sur 10 au moins est touchée). Ces lésions peuvent entraîner des douleurs ou mêmes des difficultés à concevoir.

Les manifestations de la maladie sont très variables d’une femme à l’autre, ce qui rend parfois difficile son diagnostic. La ministre de la Santé à donc décidé d’agir pour que la prise en charge de la maladie soit la plus efficace possible.

Quelles sont les nouvelles mesures pour lutter contre l’endométriose ?

Tout d’abord la lutte contre maladie doit passer par un dépistage très précoce de l’endométriose. Ce dépistage pourra être pratiqué au cours de la consultation obligatoire du nouveau calendrier vaccinal des enfants (11- 13 ans et 15-16 ans). Les médecins, les sages femmes mais aussi la médecine préventive universitaire, devront être particulièrement attentifs au dépistage précoce de l’endométriose chez les jeunes filles de 15 à 18 ans. Les professionnels de santé seront d’ailleurs mieux formés à la reconnaissance des signes d’alerte, le diagnostic et la prise en charge de la maladie. Ce dépistage précoce permettra, entre autre, d’éviter au maximum l’installation de lésions et permettra une meilleure prise en charge de la douleur.


La prise en charge des patientes souffrant d’endométriose passera dans chaque région par un accompagnement spécifique : chaque région devra ainsi avoir une « filière endométriose » (formalisée par l’ARS avant la fin de l’année) composée de professionnels de santé et d’association de patientes. Ces filières seront définies parfaitement avant cet été, grâce à un groupe de travail national dédié. Cette prise en charge spécifique par des experts de cette pathologie sera axée sur la prise en charge de la douleur et des troubles de la fertilité.

Enfin tous les outils de communication (comme le site Sante.fr) pourront être utilisés pour faire connaître cette pathologie, les actions de sensibilisation se multiplieront via le service sanitaire des étudiants en santé (sous forme par exemple d’intervention dans les collèges et lycées…) et la recherche sur l’endométriose sera valorisée.