Ce bébé est le premier nourrisson américain né d’une greffe d’utérus !

La greffe d’utérus est une technique de transplantation très délicate qui permet aux femmes n’ayant plus d’utérus fonctionnel de pouvoir mener à bien une grossesse. Et la première greffe d’utérus réussie qui avait permis la naissance d’un enfant avait eu lieu en Suède. Nous étions alors en 2014. Depuis, de nombreuses équipes, dont des équipes françaises, se sont lancées dans l’aventure et ces derniers jours, un petit garçon américain est né grâce à cette prouesse médicale. Zoom sur cette naissance plein d’espoir.

Qui est ce premier bébé américain né d’une greffe d’utérus ?

La première naissance américaine grâce à la transplantation d’utérus vient d’avoir lieu et c’est un petit garçon en parfaite santé qui est né. Le processus de transplantation (prélèvement du greffon et greffe) qui avait duré plus de 10 heures, avait permis à la jeune maman de pouvoir avoir un utérus fonctionnel et ainsi de mener à bien une grossesse. Cette intervention avait été réalisée avec le concours du Docteur Liza Johannesson, spécialisée dans ce type d’opération. Il faut savoir que la greffe d’utérus est une technique encore récente. Les premiers essais de greffe datent de 2000, en Arabie Saoudite où des équipes avaient tenté sans succès de transplanter un utérus. Il faudra attendre 2014 pour qu’une équipe scientifique en Suède réussisse l’exploit d’une transplantation réussie suivie d’une grossesse à terme. Depuis, 38 greffes utérines ont été réalisées et ces greffes ont permis la naissance de 8 enfants.

La greffe d’utérus, une technique très pointue qui en est encore à ses débuts

La greffe d’utérus représente un réel espoir de pouvoir mener une grossesse à bien pour de nombreuses femmes privées d’utérus fonctionnel. Cette technique est particulièrement délicate à mettre en œuvre et nécessite de nombreuses heures d’intervention. Le greffon peut être prélevé chez des donneuses décédées ou vivantes (comme ça a été le cas jusqu’à présent). Dans ce cas, ce sont généralement des femmes apparentées à la patiente qui sont donneuses. Mais ce type de don peut poser des problèmes éthiques car il s’agit d’une opération qui n’est pas vitale pour la receveuse et qu’elle n’est pas dénuée de risques pour la receveuse et la donneuse (rejets, infection, traitements anti-suppresseurs très lourds…). Des équipes de recherche travaillent actuellement sur des pistes permettant de limiter les médicaments anti-rejets.

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Et en France, où en est-on ?

En France, la greffe d’utérus est autorisée depuis 2015. C’est le CHU de Limoges qui obtenu l’autorisation de pouvoir mener à bien un essai clinique sur la greffe d’utérus. Afin d’éviter tout problème éthique, les dons d’utérus proviennent de donneuses décédées. 8 femmes ont été sélectionnées (sur plus d’une centaine de demandes) pour cet essai : la majorité d’entre elles souffrant d’une absence congénitale d’utérus. Le protocole comprend un traitement de fécondation in vitro pour obtenir des embryons, une greffe d’utérus puis une attente d’un an pour s’assurer qu’il n’y a pas de rejet et que le traitement immunosuppresseur soit adapté, ensuite un transfert d’embryons jusqu’à ce que la grossesse s’enclenche. Après l’accouchement le greffon est retiré. Si une des patientes menait une grossesse à terme, ce serait une première mondiale.

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