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Contraception après bébé : la pilule, j’oublie ou pas ?

Depuis des mois, les ventes de pilules contraceptives ne cessent de baisser, conséquence de la polémique sur la 3e génération, au profit du stérilet. Mais est-ce vraiment la bonne alternative ? Cécile Glorie, sage-femme orthogéniste, nous explique comment bien choisir son contraceptif.

Choisir le stérilet n’est-il pas plus prudent aujourd’hui ?

Ce n’est pas en ces termes qu’il faut raisonner : le bon moyen de contraception, c’est celui qui convient à chaque femme, en fonction de son mode de vie, de ses habitudes, de son vécu. Si la pilule convient à une jeune femme, il n’y a pas de raison de l’en détourner. Le mieux, c’est de consulter déjà pendant la grossesse, parce qu’à la maternité, dans l’urgence, on n’a pas le temps de faire le tour de la question avec suffisamment de recul. Or, une contraception, ça se réfléchit !

Si on allaite, on a le temps de faire son choix, cependant ?

Mettre le bébé au sein ne suffit pas à être protégée d’une grossesse ! Pour cela, il faut allaiter exclusivement, avec au moins huit à dix tétées par jour. Il ne faut pas non plus avoir eu son recours de couches. Et le risque de nouvelle grossesse est de 2% en moyenne. Donc mieux vaut anticiper.

Au vu de la polémique, ne vaut-il pas mieux renoncer aux pilules de 3ème génération ?

La pilule de 3e génération, comme celle de 4e génération, ne doit jamais être prescrite en première intention : cela a toujours été établi. Ces pilules ont été bien tolérées dans l’ensemble même si, depuis 2001, des études avaient soulevé ces risques de thrombose, deux fois plus élevés avec les progestatifs de type gestodène ou désogestrel, par rapport au classique lévonorgestrel. Si vous avez déjà pris ces pilules pendant un an ou deux, il n’y a pas lieu de s’affoler : les problèmes apparaissent en général durant les premières semaines, sinon vous pouvez les continuer sans crainte. Mais il existe des contre-indications à leur prescription: l’âge (très jeunes filles ou femmes de plus de 35 ans), la morphologie (surpoids important et obésité), le mode de vie (tabagisme, déplacement en avion fréquents, alitement forcé…), les pathologies (troubles vasculaires, états migraineux récidivants, diabète, hypertension..).

En allaitant, quelle pilule peut-on prendre ?

La pilule progestative ne passe dans le lait maternel qu’à dose infinitésimale, elle n’est donc pas contre-indiquée pendant l’allaitement, d’autant qu’elle stimule la lactation. C’est pourquoi elle est souvent prescrite dès le troisième jour après l’accouchement. Prise pour la première fois au-delà du 25e jour, il faut utiliser des préservatifs lors des deux premiers jours. Et il faut la prendre chaque jour à heure fixe, car au-delà de trois heures de retard, son efficacité n’est plus garantie sauf si vous allaitez (dans les conditions évoquées plus haut) : le délai est alors de douze heures.

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