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7 points Ă  connaĂźtre Ă  propos de l’épisiotomie

Dans de nombreux pays europĂ©ens, la pratique de l’épisiotomie est en baisse, mais en France, la pratique reste encore trop courante. Depuis 1998, le taux d’épisiotomie a diminué en France de manière importante, avec un taux global passant de 51% en 1998 à 27% en 2010. Le recours à l’épisiotomie dépend du contexte obstétrical mais varie aussi selon les maternités, les rĂ©gions et les professionnels : une étude française réalisée en 2007 auprès de l’ensemble des CHU mentionnait des taux allant de 3,6 à 61,7%. Mais depuis dix ans, les chiffres ont baissĂ©, parfois mĂȘme de maniĂšre drastique*.

1. Il n’y a pas d’indication prouvĂ©e Ă  la pratique de l’Ă©pisiotomie systĂ©matique

Les sages-femmes et les gynĂ©cologues-obstĂ©triciens pratiquent de moins en moins ce geste obstĂ©trical, discutĂ©, qui a initialement pour objectif de prévenir les lésions périnéales sévères et de diminuer l’asphyxie fƓtale pendant la phase d’expulsion, en facilitant les manƓuvres obstétricales et en raccourcissant la durée de l’accouchement. L’épisiotomie est dĂ©cidĂ©e au cas par cas, selon l’expertise clinique de l’accoucheur qui prend en compte diffĂ©rentes donnĂ©es : votre anatomie (distance entre la vulve et l’anus), le volume de la tĂȘte du bĂ©bĂ© et sa position dans votre bassin, votre poussĂ©e sur le pĂ©rinĂ©e, la qualitĂ© des tissus, la durĂ©e des efforts de poussĂ©e, les anomalies du rythme cardiaque fƓtal, la position d’accouchement. De plus en plus de femmes ont accès à une liberté de mouvement pendant le travail ; ceci pourrait participer Ă  un moindre recours Ă  l’épisiotomie. La variabilité des taux pourrait également reflĂ©ter de nombreuses incertitudes sur les modalitĂ©s de l’épisiotomie, son rôle et ses bénéfices, notamment dans certaines situations obstétricales pathologiques, comme par exemple lors des accouchements par forceps. Ces incertitudes s’inscrivent dans une réflexion plus générale sur l’ensemble des mesures préventives visant à protéger le périnée. Les études scientifiques sur le rĂŽle de cette pratique polĂ©mique aboutissent à des conclusions contradictoires.

2.Vous pouvez consigner vos souhaits concernant l’Ă©pisiotomie dans un projet de naissance

Parfois, l’épisiotomie comme tout acte médical, devrait faire l’objet du recueil du consentement du patient hors les cas d’urgence vitale notamment, s’il faut extraire rapidement votre bĂ©bĂ©, afin de prĂ©venir le risque d’une asphyxie prĂ©-natale chez l’enfant. Aucune garantie ne peut ĂȘtre donc donnĂ©e que cela ne sera pas pratiquĂ© si la situation l’exige. Vous ne pouvez donc pas l’anticiper. Mais dans le cadre de votre projet de naissance, vous pouvez exprimer vos souhaits et vos craintes concernant l’Ă©pisiotomie. L’équipe mĂ©dicale essaiera d’en tenir compte, tant que votre santĂ© et celle de bĂ©bĂ© n’est pas mise en danger.

3.Parlez-en avant l’accouchement avec votre sage-femme

Ce geste est largement redoutĂ© par la majoritĂ© des femmes qui vont apprĂ©hender pendant la grossesse de maniĂšre nĂ©gative et traumatique l’accouchement. Afin d’envisager le recours possible Ă  l’Ă©pisiotomie de maniĂšre plus sereine, n’hĂ©sitez pas Ă  en parler avec votre sage-femme, notamment lors des sĂ©ances de prĂ©paration Ă  la naissance. Elle vous dĂ©livrera une information claire et prĂ©cise qui a pour mĂ©rite de dĂ©mystifier cette pratique et d’Ă©viter ainsi tout blocage au moment de la poussĂ©e. Elle pourra vous conseiller parfois de masser votre pĂ©rinĂ©e durant le dernier mois de votre grossesse afin de prĂ©venir les lĂ©sions pĂ©rinĂ©ales. Cette technique protectrice permet d’assouplir et de rendre plus extensibles les tissus pĂ©rinĂ©aux. Ce n’est pas une garantie que vous Ă©viterez l’épisiotomie, mais cela peut parfois avoir des effets prĂ©ventifs. Aucune preuve scientifique n’est Ă©tablie concernant les bĂ©nĂ©fices du massage. Toutefois, celui-ci va vous permettre une prise de conscience de cette partie de votre corps. En effet, beaucoup de futures jeunes mamans ne savent pas oĂč se situent les muscles pelviens. Le massage les sensibilisera sur l’importance de ces muscles et leur localisation.

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One comment

  1. 1

    @Rachel Halimi,

    votre article est pour le moins imcomplet voir erroné.

    Plusieurs maternitĂ©s affichent des taux faible d’Ă©pisiotomie : le CHRU de Besançon mais Ă©galement le CH de Nanterre, avec des rĂ©sultats sur la santĂ© maternelle et sur celle de bĂ©bĂ© excellent. Comme quoi ce geste n’apporte rien : il a Ă©tĂ© gĂ©nĂ©ralisĂ© dans les annĂ©es 80 sans aucune Ă©tude scientifique sĂ©rieuse. L’Ă©pisiotomie ne protĂšge en rien le prĂ©rinĂ©e, n’Ă©vite pas les dĂ©chirure (voir elle les aggrave) et ne protĂšge pas de l’incontinence, vous avez Ă  ce sujet une recommandation de 2005 disponible sur le site du CNGOF qui le dit trĂšs clairement.

    En France, depuis la Loi dite Kouchner de 2002 (article 1111-4 du code de la santĂ© publique), le patient ne donne pas un avis mais un consentement. Et si le patient refuse, le praticien doit s’y conformer, c’est une obligation lĂ©gale, une femme Ă  parfaitement le droit de s’opposer Ă  ce type de geste dont la pratique et la gĂ©nĂ©ralisation ne repose sur rien Ă  part l’habitude et des croyance erronĂ©es, Ă  part dans le cas du pĂ©rinĂ© court. Et les professionnels de santĂ© ont l’obbligation lĂ©gale de dĂ©livrer une information sĂ©rieuse, claire et complĂšte, et non des affirmation reposant sur des croyances et des habitudes.

    Le massage ne sert Ă  rien, c’est l’imprĂ©gnation hormonale lors de l’accouchement qui permet aux tissus de se distendre.

    Vous dites que l’Ă©pisiotomie est indolore : qui peut sĂ©rieusement croire que le fait de dĂ©couper au ciseau le sexe d’une femme est indolore et que les suites avec les points de sutures se limitent Ă  15 jours ? LĂ  aussi de nombreuses Ă©tudes prouvent le contraire;

    V

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