Désir à zéro pendant l’allaitement : 3 pistes pour remonter la pente

Il n’est pas rare d’entendre ou de lire les femmes allaitantes se plaindre d’une baisse de désir certaine… Si l’effet psychologique y est pour beaucoup au travers de la fusion mère-enfant induite par l’allaitement, l’augmentation du taux de prolactine joue aussi son rôle de tiers séparateur avec votre chéri. Mettre des mots sur les maux permet de déculpabiliser et retrouver un intérêt certain pour la vie amoureuse.

 

 

Le fantasme du sein nourricier

Il faut l’avouer, pour celles qui ont décidé de tout donner à leur bébé, y compris leurs seins pour les allaiter… certains effets néfastes sont à prévoir, comme la baisse instantanée de leur libido ! Effectivement, l’allaitement n’est pas une période propice aux retrouvailles sexuelles… Non seulement, la relation fusionnelle entre la mère et l’enfant pendant l’allaitement exclut catégoriquement le père, mais il est en plus difficile de concevoir pour la mère et/ou le père, que le sein soit à la fois le biberon de bébé et le jouet de papa. Cela remet donc à plus tard la reprise des rapports sexuels (en plus des difficultés subies en fin de grossesse). Comprendre où ça coince est déjà un premier pas dans la bonne direction !

 

 

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La prolactine : une substance tue-l’amour !

La prolactine est une hormone sécrétée par le lobe antérieur de l’hypophyse, chez la femme, pendant l’allaitement. C’est elle qui permet de déclencher et de maintenir la lactation. C’est elle aussi qui bloque l’ovulation pendant toute la période où maman nourrit bébé au sein tout au long de la journée. Autant le dire, la prolactine a son petit pouvoir ! Le taux sanguin de la prolactine augmentant considérablement pendant l’allaitement, il bloque le désir et assèche le vagin… Rien de bien réjouissant alors de ce côté ! En général, le taux de prolactine reste élevé  durant les 6 ou 8 premières semaines d’allaitement… Autant alors ne rien attendre sexuellement pendant cette longue période. Mais autant utiliser ce temps à renouer le dialogue, essentiel pour une vie sexuelle harmonieuse.

 

Les médicaments, parangons de la vertu

A savoir, l’allaitement n’est pas la seule cause de l’augmentation du taux de prolactine et donc de la baisse du désir sexuel… Certains médicaments participent aussi à ce bouleversement, mieux vaut donc les connaître pour éviter une période de vaches maigres sous la couette en post partum… Il s’agit entre autres de certains neuroleptiques que les mamans ont parfois tendance à prendre pour gérer le stress et le manque de sommeil durant les premières semaines avec bébé, les amphétamines (déjà moins courants en post-partum !), les antihistaminiques prescrits pour lutter contre les symptômes de l’allergie, les oestroprogestatifs (autrement dit certaines pilules contraceptives) et autres dérivés morphiniques… Si vous prenez un de ces médicaments et que vous avez constaté une nette baisse de votre désir pour votre partenaire, n’hésitez pas à en parler à votre médecin !
Vous pensiez retrouver rapidement une vie sexuelle normale après l’accouchement ? Si vous allaitez, il va vous falloir attendre encore quelques semaines… Le temps que votre taux de prolactine diminue. Mais rien n’empêche cependant la tendresse et les caresses !

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