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10 astuces pour concilier vie de maman et vie professionnelle

Les  femmes d’aujourd’hui veulent tout. Elles dĂ©sirent aussi bien rĂ©ussir leur vie professionnelle que leur vie personnelle. Elles ne veulent plus rien sacrifier. Aussi pour atteindre leurs objectifs, elles endossent souvent le rĂŽle de la « superwoman » qui prend en charge tout et tous, sans demander d’aide et en oubliant de prendre soins de leurs besoins. Elles prennent alors le risque de se sentir dĂ©bordĂ©es et ainsi d’ĂȘtre confrontĂ©es Ă  un Ă©puisement tant Ă©motionnel que physique. Alors voici 10 astuces pour concilier vie de maman et vie professionnelle, signĂ©s Ambre Pelletier
psychologue clinicienne et spécialiste de la famille.

1- J’effectue un bilan

Avant de vouloir tout changer il est recommandĂ© de faire un Ă©tat des lieux de la situation et de repĂ©rer tout ce qui entrave cet Ă©quilibre vie pro et vie perso, les situations qui occasionnent du stress mais aussi les activitĂ©s que je chĂ©rie particuliĂšrement. Pour Ă©tablir ce bilan je prĂ©voie une heure au cours de laquelle je ne serais pas dĂ©rangĂ©e. Je me demande quelle est ma vie aujourd’hui ? Je retrace une semaine type en prenant en compte chaque domaine de vie (professionnel, personnel couple, famille, personnel, social). Je prĂ©cise les activitĂ©s que je prĂ©fĂšre et pourquoi. J’indique ce que je veux changer ou faire Ă©voluer en prĂ©sentant les obstacles possibles. Cet Ă©tat des lieux me permet de rĂ©pondre Ă  la question : Est-ce que ce que je veux correspond Ă  ce que je fais ? De voir Ă  quoi je consacre mon Ă©nergie et mon temps. De comprendre ce que je veux vraiment. Et oĂč je souhaite mettre mon Ă©nergie. En fin de compte, tout cela consiste Ă  se demander : Qu’est-ce que je pourrai faire pour rendre ma vie plus belle ?

2 – Je dĂ©cide de vivre en zĂ©ro parasitage

Suite Ă  ce bilan, il est probable que je prenne conscience qu’un certain nombre d’activitĂ©s me pompe de l’énergie. J’en dresse la liste et j’identifie les raisons positives qui font que je supporte ces contraintes. Et ensuite je me demande quel en est le coĂ»t ? Il sera temps alors de me donner le challenge de changer un point de ma liste chaque jour en commençant par la situation la plus facile Ă  faire Ă©voluer jusqu’en arriver au bout.

3 – J’élimine ma charge mentale

Il arrive que je me sente complĂštement submergĂ©e par la quantitĂ© de choses auxquelles je dois penser en lien avec la gestion familiale. C’est cette fameuse charge mentale* qui m’oppresse et m’occasionne beaucoup de stress. Aussi la premiĂšre chose Ă  faire est de me poser un moment et de noter toutes ces choses que j’aie dans un coin de ma tĂȘte. Cela libĂ©rera de l’espace dans mon esprit et m’autorisera Ă  me sentir plus sereine. J’emploie de prĂ©fĂ©rence des verbes d’action ce qui me permet de me mettre en mouvement. Je me demande ensuite : Qu’est-ce qui est le
plus important ? Je priorise alors toutes ces tĂąches en les rĂ©partissant en 4 groupes : les tĂąches importantes et urgentes, les tĂąches importantes et non urgentes, les tĂąches importantes et non urgentes que je peux dĂ©lĂ©guer et pour finir les tĂąches non urgentes et non importantes que je peux supprimer. Je constate, au fur et Ă  mesure que je prends des notes, que la situation n’est pas aussi dĂ©sespĂ©rĂ©e qu’elle en a l’air. Et je me sens d’attaque pour prendre les choses en mains.

* Charge mentale : Préoccupations mentales en lien avec les tùches domestiques et éducatives

4 – Je dĂ©lĂšgue

Il arrive que les femmes gĂšrent tout le quotidien familial (tĂąches mĂ©nagĂšres, devoirs, courses, repas etc
) Aussi afin d’allĂ©ger cette deuxiĂšme journĂ©e qui dĂ©bute aprĂšs sa journĂ©e de travail, j’organise une rĂ©union familiale au sommet et j’expose la liste de toutes ces choses qui m’incombent et que je ne veux plus gĂ©rer seule. J’invite chacun des membres de la famille (enfants et mari) Ă  prendre en charge durant la semaine une ou plusieurs de ces tĂąches. Le week-end on fait le bilan et on « switch » d’activĂ©s. Ici il n’est pas question d’aider la mĂšre car la gestion du quotidien ne devrait pas ĂȘtre son apanage, mais plutĂŽt d’inciter chacun des membres de la famille Ă  se sentir impliquĂ© dans la vie familiale.

5 – J’apprends Ă  dire non

Il se peut que je ne sache pas dire non car j’ai peur d’ĂȘtre rejetĂ©e ou peur de blesser l’autre. Pourtant, dire non donne de la valeur au oui que je formule et m’autorise Ă  devenir une adulte responsable qui agit en fonction de ses propres choix. Cela me permet de fixer des limites aux autres et de respecter ce qui est important pour moi. Pour dire non, il est prĂ©fĂ©rable d’exprimer mes sentiments et mes besoins afin que la personne Ă  qui l’on s’adresse comprenne  « Ă  quoi je dis oui quand je dis non ». A mon responsable qui fixe une rĂ©union Ă  17h pour la troisiĂšme fois en 10
jours, je peux lui exprimer mon envie de m’impliquer dans mon travail et de participer au bon dĂ©veloppement de l’entreprise et en mĂȘme temps lui confier que ma vie de famille est essentielle Ă  mon Ă©quilibre. Et lui demander alors d’avancer la rĂ©union en dĂ©but d’aprĂšs-midi. De cette façon j’affirme mes besoins tout en respectant ceux de l’autre.

6 – Je suis responsable de mon bien-ĂȘtre

Lorsque l’on a le talent de sentir intuitivement les besoins de notre entourage, on a du mal Ă  comprendre qu’il n’en soit pas ainsi pour les autres. C’est pourquoi je peux me sentir mal aimĂ©e, rejetĂ©e, dĂ©laissĂ©e quand mes propres besoins ne sont pas identifiĂ©s et comblĂ©s. Aussi j’utilise cette compĂ©tence envers moi-mĂȘme. Je deviens pro-active de mon bien-ĂȘtre. je fais la liste de toutes les choses qui me font plaisir. Je les prĂ©voie dans mon agenda et je choisis une couleur plaisir pour les noter.

7 – Je me fĂ©licite de mes rĂ©ussites !

Au lieu de me focaliser sur ce qui n’a pas Ă©tĂ©, je m’attarde sur ce que j’ai rĂ©ussi Ă  rĂ©aliser. Je prends en compte les petites et les grandes choses. Je ne nĂ©glige rien ! Cela peut ĂȘtre : « J’ai fait 20 minutes de mĂ©ditation, j’ai pris mon enfant dans les bras, j’ai dĂ©jeunĂ© avec une amie, j’ai atteint les objectifs commerciaux… ». Tout Ă  son importance ! Je suis la mieux placĂ©e pour reconnaĂźtre mes succĂšs. C’est un moyen simple de recharger les batteries et de renforcer son estime de soi.

8 – Je partage ma culpabilitĂ©

La culpabilitĂ© est le mal fĂ©minin par excellence. Cette culpabilitĂ© est liĂ©e Ă  l’image de la mĂšre qui doit ĂȘtre toujours amour, tendresse, dĂ©vouement, oubli de soi et sacrifice. Aussi la plupart des femmes culpabilisent avec leurs enfants quand elles travaillent trop, dans leur travail quand elles s’occupent de leurs enfants, avec leur mari quand elles travaillent et maternent. Les femmes gardent alors Ă©goĂŻstement la culpabilitĂ© rien que pour elle ! Cependant Les femmes doivent prendre conscience que concilier vie pro et vie perso ne reposent pas uniquement sur leurs Ă©paules. Il est nĂ©cessaire qu’elles parlent Ă  leur conjoint afin d’organiser ensemble leur rythme de vie et leur carriĂšre (congĂ©s pour maladie, aller chercher les enfants Ă  l’école, accompagnement aux activitĂ©s extra-scolaires
). Elles peuvent ensuite en discuter avec leur responsable afin de trouver un assouplissement des horaires (un mercredi par mois, certaines vacances scolaires, ne pas avoir de rĂ©union aprĂšs 17 heures
).

9 – Je ne suis pas mĂšre Ă  plein temps

J’ai aussi une vie sociale, une vie affective, une vie amoureuse, une vie pro Ă  cĂŽtĂ© de ma vie de maman. Je peux avoir envie de passer plus de temps avec les gens que j’aime. Et en mĂȘme temps ce dont un enfant a besoin pour bien grandir c’est la certitude de l’amour que ses parents ont pour lui. Cette certitude se construit avec l’attention de ses parents, le partage de moments privilĂ©giĂ©s, les paroles valorisantes etc
 Mais pour cela il n’est pas nĂ©cessaire de passer tout son temps libre avec son enfant. Si je comprends cela je peux optimiser les moments que je passe avec mes enfants sans culpabiliser. De plus une maman qui travaille, qui a une vie sociale, des centres d’intĂ©rĂȘts donne Ă  voir Ă  ses enfants un modĂšle qui leur donne envie de grandir et de devenir adulte.

10 – J’optimise les instants passĂ©s en famille

L’idĂ©e est de favoriser des moments privilĂ©giĂ©s qui permettent de renforcer les liens, rĂ©soudre les conflits et nourrir la confiance en soi de nos enfants. Pour ce faire je mets en place un grand « hug » familial chaque jour. Je masse mes enfants. Je leur Ă©cris une fois par semaine une lettre de gratitude dans laquelle je les remercie pour ce qu’ils sont et ce qu’ils font. Pendant une heure, je joue avec mes enfants et j’accepte de faire tout ce qu’ils me demandent ect 
 De cette maniĂšre je potentialise des moments de joie en famille que j’en porterai dans ma vie pro.

www.ambrepelletier.com

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