4 femmes racontent le jour où elles réalisent qu’elles vont être maman

Le test de grossesse est positif, nous y sommes enfin : on va devenir maman ! Cette belle aventure ne fait que commencer et notre vie ne sera plus jamais la même. Mais toutes les futures mamans vivent leur grossesse différemment. Car oui, si la conception est parfois compliquée, la grossesse aussi… Et réaliser que l’on devient maman c’est une vraie prise de conscience ! Alors à Neuf Mois, quatre femmes ont choisi de témoigner et de nous raconter cette belle histoire… Quand elles ont réalisé qu’elles allaient devenir maman…

Isabelle : « Un ventre qui s’étend comme l’amour qu’on porte à notre futur enfant »

En octobre 2008, j’ai arrêté la pilule. Un an plus tard : fausse couche spontanée à 6 semaines de grossesse. Et puis rien : examens de base parfaits, mais le clomid ne fait pas d’effet.

En janvier 2012, je me fais prendre en charge en PMA. S’en suivront une coelioscopie, quatre inséminations, une stimulation FIV arrêtée car j’ai fait une mauvaise réaction au traitement, une première ponction FIV, deux transferts et une seconde ponction en décembre 2013, qui s’est soldée par une jolie prise de sang positive au lendemain de Noël… Ce cheminement me parait irréel ! Maintenant que mon petit homme est là, cette question de peut-être ne jamais devenir maman ne se pose plus.

Notre parcours nous a placé sur la réserve de se réjouir trop vite quant à l’avenir. Pour moi je dirais que je me suis sentie maman le jour où j’ai été placée en congé maternité, là où l’échéance approchait sérieusement. J’ai eu la chance de travailler jusqu’au dernier jour, sans aucune complication et puis en y réfléchissant bien, avec le recul, les réserves s’étaient vite envolées. Je me souviens de cette fête des mères 2014, où mon mari n’avait rien préparé. Des événements familiaux occupaient nos esprits, j’ai été très touchée par cet « oubli ». Quelque part, dans un coin de ma tête, j’étais déjà maman car je portais la vie.

Je ne suis pas de ces femmes qui se sont senties mère tard. j’ai eu la chance de vivre une grossesse idyllique en tout point (on en avait suffisamment bavé avant, je pense). Un accouchement quasi conforme à nos souhaits (malgré le déclenchement, mais sans péridurale. J’étais donc dès les premières secondes la maman « radieuse et heureuse » que j’ai été enceinte. On ne se rend pas compte de l’ampleur que prend notre ventre au fil des mois qui s’écoulent, mais il s’étire comme notre amour grandit pour ce petit bout de chou.

Marion : « D’abord la crainte de ne pas être à la hauteur, puis un sentiment de fierté »

Je pense qu’on ne réalise que l’on est maman, que lorsqu’on tient notre enfant dans nos bras pour la première fois.

Dans un premier temps et pendant un petit moment, j’ai été envahie d’un sentiment de peur profonde. Ce petit être dépend entièrement de moi : cela m’a complètement paniqué.

Aujourd’hui, c’est un bonheur total et quand je le regarde, je me dis toujours : « Eh ouais, tu es maman ! ».

Marine : « Avoir un bébé, c’était un accomplissement dans nos vies »

Il y a des moments précieux et inoubliables, indescriptibles… Presque suspendus au temps. Avoir un bébé, c’était un accomplissement dans nos vies, une belle preuve d’amour et une envie de futur en famille.

La grossesse, l’accouchement, l’arrivée du bébé, on traverse ces étapes avec notre famille, les copines et le corps médical. On se prépare à l’arrivée de bébé et aux changements que cela implique. On prend tous les conseils, on se fait notre propre opinion, on lit des tas de livres mais rien ne saura jamais décrire ce petit moment, précis où tout bascule : ce moment où nous ne sommes plus seulement une femme, une fille, une sœur, une chérie… Ce moment précis où nous devenons maman. Cet être dévoué et débordant d’amour, d’attention et d’inquiétude pour sa douce progéniture.

Pour moi, ce moment précis s’est déroulé en passant le pas de la porte de notre maison, en rentrant à la maternité. Là-bas, nous sommes entourés, choyés, nous savons qu’au moindre besoin, on appuie sur le petit bouton et la cavalerie arrive pour vous aider. Elle vous rassure et trouve des solutions. C’est là où on ne gère pas l’intendance du linge, des courses et de la nourriture, ou encore du ménage. Puis les hormones et l’excitation de voir enfin son bébé, tout cela m’a laissé en admiration devant ce petit être. Sans pour autant tout comprendre de ce qui se déroulait sous mes yeux : je devenais une maman…

J’attendais impatiemment notre retour à la maison : être enfin chez nous, dans nos murs, nos draps, se sentir à l’aise et dans notre confort. Mais en passant le pas de la porte, j’ai surtout mesuré ce qui venait de changer. Cette inquiétude et cette peur d’un coup sur mes épaules. Eh oui, c’est le moment où j’ai compris que désormais toutes mes actions, toutes mes décisions et tous les choix qui devront être faits imputeront aussi mon bébé.

C’est l’instant où je ne savais plus quand donner le sein, comment consoler mon petit amour, le laisser dans nos bras ou le mettre dans son lit… Et si j’utilisais trop le porte-bébé ? Et s’il vomissait dans son sommeil ? Et s’il pleurait mais que je ne l’entendais pas ? Toutes ces questions que l’on se pose parce qu’on veut le meilleur pour notre petit bout sans savoir si on fait les choses biens, ni comment il faut faire d’ailleurs !

Voilà, c’était à cet instant que j’ai compris ce que voulais dire Maman, avec un grand M. Il  m’a suffit de regarder dans les grands yeux innocents de mon bout de chou et j’ai compris que la seule chose qui compte c’est de se faire confiance. Faire connaissance tous les deux puis de se laisser porter. Aujourd’hui, mon petit bonhomme à presque 4 mois et quand je lui dis que je l’aime, c’est inimaginable et surtout démesuré. Je crois que c’est ça être Maman… Et quel cadeau !


Sarah : « Ma première peur a été de le perdre »

J’ai toujours eu envie d’être maman ! Depuis que je suis jeune, j’entretiens un lien particulier avec les enfants : ils m’approchent et m’apprécient facilement. Un contact privilégié qui m’a toujours donné hâte d’avoir moi aussi un jour mon enfant.

Le jour où j’ai appris que j’étais enceinte, j’étais à la fois remplie de joie et terrorisée. Je ne m’y attendais pas… au final, que ce soit prévu ou pas, je pense que l’on ne s’y attend jamais vraiment. Ma première peur a été de le perdre. Après deux grossesses non menées à terme, j’ai eu peur de me réjouir trop vite et de revivre cet abominable sentiment lorsque la vie ne tient pas. L’attente jusqu’à l’échographie de datation a été très longue. Je prenais chaque journée comme une chance de plus pour mon bébé de voir le jour.

Et puis, le jour de cette fameuse échographie est arrivée. Je gardais les yeux fixés sur l’écran et quand je l’ai vu apparaître c’est comme si le temps s’était arrêté. Il bougeait. Sans arrêt, même. Je portais en moi la vie, en pleine forme.

J’ai alors pris la main de mon conjoint sans quitter l’écran des yeux et je lui ai dis : « Je vais être maman mon cœur. Je vais être maman… ». C’est ce jour-là où j’ai vraiment réalisé. Le premier trimestre que je redoutais tant était passé et une nouvelle vie allait venir remplir la mienne de bonheur. Le bonheur d’être maman.

 

 

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