Infertilité féminine : et si c’était notre mode de vie ?

De plus en plus de couples ont des difficultés à concevoir un bébé. Les perturbateurs endocriniens sont souvent mis en cause dans les troubles de la fertilité des hommes. Et pour les femmes ? Depuis une trentaine d’années, le phénomène ne cesse de s’intensifier : les couples sont de plus en plus nombreux à s’interroger devant leur désir d’enfant qui tarde à se réaliser. Un couple sur cinq en moyenne n’a toujours pas vu le test de grossesse passer positif un an après l’arrêt de la contraception. Seule solution pour beaucoup, la procréation médicalement assistée qui permet, chaque année, la naissance de quelque 20 000 bébés.

On sait aujourd’hui que les perturbateurs endocriniens ne sont pas pour rien dans les troubles de la reproduction. Ces produits chimiques ainsi dénommés bouleversent le fonctionnement hormonal, ce qui peut avoir des conséquences néfastes sur les organes reproducteurs des hommes mais aussi des femmes.

Quels sont les produits néfastes en cause ?

Les produits cosmétiques ont été montrés du doigt les premiers, suivis des fameux COV, composés organiques volatils, qui se nichent dans les produits d’entretien et les produits d’ameublement, meubles, revêtements de sol et de murs, peintures, etc, sans oublier le bisphénol A, interdit dans les biberons et désormais dans l’alimentation des enfants de moins de 3 ans, mais présent partout ailleurs… C’est bien là le problème, cet « ailleurs » : les produits chimiques néfastes à la reproduction se nichent partout, et notamment dans l’alimentation, dans l’air que nous respirons… Les perturbateurs endocriniens, en modifiant l’action des hormones, empêchent les mécanismes naturels de l’organisme de fonctionner normalement, les hormones étant le fil conducteur des actions et réactions des organes.

Depuis une vingtaine d’années, on constate ainsi davantage de pubertés précoces, d’endométriose, d’ovaires poly-kystiques, de tumeurs utérines bénignes… Des pathologies qui affectent directement la fertilité des femmes.

Alors que faire ?

On ne peut pas nettoyer l’air extérieur qui nous entoure, hélas, mais on peut intervenir sur son environnement personnel. Avant d’être enceinte afin de favoriser les chances d’une grossesse et pendant la grossesse, pour éviter de contaminer le fœtus qui pourrait développer plus tard des troubles de la puberté et autres avatars…

En effet, certains produits chimiques ont la capacité de dépasser la barrière placentaire et d’agir sur le métabolisme du fœtus. La meilleure des préventions et le meilleur accélérateur de fertilité naturelle, c’est de revenir à des modes classiques d’alimentation : acheter ses légumes, ses céréales, ses protéines et cuisiner maison pour éviter tous les additifs industriels qui peuvent avoir des actions néfastes sur la santé, et notamment le système reproducteur. Autre précaution, se servir le moins possible du four à micro-onde, ne pas chauffer les contenants plastiques en privilégiant plutôt des ramequins en verre. Autant que possible, il faut aussi éviter les produits d’entretien agressifs et revenir à des méthodes simples, économiques et efficaces comme le vinaigre blanc, associé à un détergent bio. Et fuir aussi tous les désodorisants chimiques d’atmosphère, en préférant les diffuseurs d’huiles essentielles (mais pas n’importe lesquelles, demander conseil au pharmacien ou faire son livre de chevet d’un Guide de l’Aromathérapie).


Enceinte, on ne se tient jamais dans la pièce dans laquelle un diffuseur est en action. Il vaut mieux d’ailleurs aérer sa maison et n’utiliser qu’avec grande parcimonie les diffuseurs.

Finalement, en revenant à un mode de consommation plus simple, à la mode de grand-maman, on s’expose à moins de risques de connaître des problèmes de fertilité et de les transmettre à son enfant in utero. Et on fait aussi des belles économies…

A lire pour en savoir plus
Ma grossesse au naturel, éd. Nathan.
Menace sur la santé des femmes, Editions Yves Michel.
Polluants chimiques : enfants en danger, les gestes qui sauvent, éd. de l’Homme.

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