En début de grossesse, comment éviter les troubles de la thyroïde ?

Pendant la grossesse, la glande thyroïde subit quelques modifications physiologiques qui impliquent d’adapter votre régime alimentaire. Cette glande régule nos systèmes hormonaux par la sécrétion de trois hormones thyroïdiennes. Le fœtus, qui ne peut sécréter ces hormones thyroïdiennes pendant le premier trimestre de la grossesse, est dépendant de la thyroïde de sa mère, qui travaille 50% de plus qu’en temps normal. Les hormones thyroïdiennes sont nécessaires au bon développement de son système nerveux et une fois sa glande thyroïde formée, encore faut-il que bébé puisse produire ses propres hormones. Pour cela, il faut que sa maman lui fournisse la quantité d’iode nécessaire. Et les bons apports en iode pendant la grossesse doivent être de 300 milligrammes par jour, car l’iode est indispensable à la synthèse d’hormones thyroïdiennes. Ainsi, une carence en iode est automatiquement synonyme de troubles thyroïdiens, dangereux pour le bébé.

Enceinte, que faire en cas de troubles de la thyroïde ?

Le pire n’est jamais certain heureusement, mais une forte carence en iode peut provoquer des dommages neurologiques importants au fœtus, causes de retard mental, de cécité, de surdité, de strabisme voire de nanisme. Sans oublier les risques de fausse couche. Evidemment, si la carence est légère, les séquelles seront moins importantes. Mais l’important est d’éviter absolument la carence en iode pendant la grossesse. En cas d’antécédent de troubles thyroïdiens, qu’il s’agisse d’hypothyroïdie ou d’hyperthyroïdie, il faut évidemment le signaler dès le début de la grossesse à son médecin ou à sa sage-femme. Un traitement adapté vous sera prescrit pour prévenir les risques pour bébé.

Comment optimiser ses réserves d’iode pour éviter les troubles de la thyroïde ?

Sachant que la majorité des femmes en âge de procréer vivant loin des côtes sont un peu carencées en iode, il est nécessaire, enceinte, d’adapter son régime alimentaire aux besoins en iode.
Mangez plus de produits marins comme des sardines, des maquereaux, des huîtres et des moules cuites, et aussi des algues, un aliment très tendance en ce moment. Vous pouvez aussi saler vos plats (modérément) avec du sel iodé. Mais à la cuisson, l’iode s’envole un peu, alors ne comptez pas trop dessus pour booster vos réserves ! Les œufs et les produits laitiers en contiennent aussi. Surprise, vous pouvez aussi trouver de l’iode dans les haricots verts et dans le soja.

Enfin, lisez les étiquettes des bouteilles d’eau minérale et choisissez l’eau la plus riche en iode. Vous pouvez aussi prendre, sur conseil médical, une supplémentation vitaminique pour la grossesse qui contient aussi de l’iode. Bref, le mot d’ordre est clair : faites des réserves en iode, en suivant les conseils de votre médecin ou de votre sage-femme.


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