Ce premier trimestre, quelle angoisse !

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Pendant la grossesse, il y a des périodes que tu adores, d’autres que tu préfères franchement oublier… Des moments pénibles moralement et physiquement dont on ne parle pas…  Ouais, on a envie de dire chut… Attendre un enfant c’est normalement synonyme de bonheur et d’épanouissement : les femmes enceintes rayonnent, il paraît ! Oui, enfin ça dépend des fois… Si, pour chacune de mes deux grossesses j’ai eu des moments de sérénité, être enceinte m’a souvent apporté son lot d’anxiété et de questions en tout genre… Mais vraiment tous les genres je te dis ! Oui j’ai eu des inquiétudes. Surtout au premier trimestre ! Là où tout est encore secret et trop petit pour nous rassurer avec un simple coup de pied….

Un premier trimestre avec bien trop de questions !

Pfff, d’abord y’a toutes ces questions qui déboulent en même temps que le signe « + » sur le test de grossesse : Est-ce que je vais être une bonne mère ? Est-ce qu’on va rester unis avec mon homme après l’arrivée de notre micro envahisseur ? Suis-je vraiment prête pour être maman ? J’avais peur de l’inconnu pour le premier. Pour ce deuxième bébé, j’ai tout aussi peur. Simplement car je connais le chamboulement des premières semaines à la maison quand un petit être s’installe chez vous. Je me demandais (et me demande encore d’ailleurs !) si nous étions prêts, si notre fille allait bien réagir quand le deuxième bébé serait là. L’organisation ça devient compliqué quand la famille s’agrandit encore et ça relève aussi de l’inconnu pour nous. J’ai tendance à angoisser autant que pour un premier enfant !

Dur dur de dormir…

Ce qui m’empêchait de dormir la nuit et me donnait des sueurs froides le jour, c’était la peur que quelque chose n’aille pas. Je ne sais pas si c’est une question de tempérament ou le fait d’être passée plusieurs fois par la case fausse couche, mais j’angoissais continuellement pour le développement de bébé. Autant que pour ma fille, si ce n’est plus ! Difficile à ce stade de savoir si la petite virgule en nous grandit bien, si son cœur bat. Puis il faut bien dire que les semaines entre les échographies me paraissaient interminables.

Durant ce premier trimestre où on ne sent pas bébé bouger, où les symptômes vont et viennent et où on nous rappelle bien que rien n’est joué, la peur peut être votre pire ennemie. Pendant ces trois premiers mois de gros doutes, nous sommes finalement restés sur la réserve, sans s’emballer, dans le secret d’un bonheur en demi-teinte.

Peur de la fausse couche

On ne parle pas suffisamment des fausses couches, il faut dire que c’est un peu un sujet tabou. Bien sûr, il est dans les mœurs de ne pas annoncer la grande nouvelle avant les trois premiers mois, « au cas où ». Mais je crois qu’il est tout de même bien d’en parler à quelqu’un de proche « au cas où ». Personnellement, j’étais bien contente de pouvoir me confier pendant cette attente interminable à mes copines. Celles qui me sont proches, sans quoi j’aurais frôlé la déprime ! Et le jour où, en sortant de la première échographie officielle, j’ai pu le crier sur tous les toits, j’ai à chaque grossesse ressenti un poids en moins sur mes épaules.

Nous le ressentons toutes différemment. Mais je pense que pendant le premier trimestre, la plupart d’entre nous les filles, nous avons bien envie de faire « avance rapide » en appuyant sur notre bidou. Pour être un peu moins inquiète ! Bien sûr, quand les hormones s’en mêlent, le stress nous fait péter une case. Et, à ce moment là, le fait de devoir tout garder pour soi n’aide pas. Pauvre chéri qui se prend à ce moment-là tout notre angoisse en pleine figure !


Source :

Blog de mère

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