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Baby-blues : les papas s’y mettent aussi !

Quand on dit baby-blues, on pense Ă  tous les coups au fĂ©minin ! Eh oui, ce petit trouble du post-partum est rĂ©putĂ© mettre la larme Ă  l’Ɠil facilement aux jeunes accouchĂ©es. Mais voilĂ , une Ă©tude amĂ©ricaine menĂ©e par l’Eastern Virginia Medical School lance un pavĂ© dans la mare : le baby blues, c’est aussi pour les papas ! Et pour les aider, qui est mieux placĂ© que les mamans ?

Un jeune papa sur dix aurait le blues après la naissance du bébé. Mais contrairement aux jeunes mamans, cette petite baisse de moral n’apparaît pas tout de suite après l’accouchement. Les hormones, contrairement à sa compagne, n’y sont pas pour grand-chose pour une fois ! C’est surtout le manque de sommeil, l’impression de ne pas être à la hauteur quand bébé hurle et que le jeune papa cherche en vain à décoder le pourquoi d’une telle crise, le sentiment de ne plus avoir une place de choix dans l’attention de sa compagne, qui peuvent pousser le jeune papa à la dépression voire à développer des pensées suicidaires. Et ça ne se fait pas en un jour ! C’est pourquoi le baby-blues des pères apparaît en général vers les 3 mois du bébé. Et quand cette baisse de tonus s’accompagne d’une petite dépression chez la maman, c’est la prise en charge thérapeutique du couple que préconise le Dr Paulson. Mais avant cela, et cela d’autant plus que si l’on commence à médicaliser toutes les émotions, on n’est pas sorti de l’auberge – ou plutôt de la pharmacie -, il est possible de réagir en compagne avisée et attentive pour aider son chéri à entrer dans la peau de père de famille sans perdre le sourire. Scénario en 4 actes.

I. Des tête-à-tête dès que possible
La première des solutions, c’est de programmer rapidement des petits moments à deux après le retour à la maison. Autrement dit bien avant que le baby-blues paternel ne se manifeste. Une fois bébé installé dans sa nouvelle vie, on fait appel à une baby-sitter, de la fille de la concierge à la belle-mère, pour s’offrir une soirée crêpes ou pizza au coin de la rue. Juste une heure, avec le portable branché au cas où… Jules se sentira honoré d’un tel tête à tête, se fera beau pour nous, brandira la carte bancaire pour régler l’addition. Rideau !

II. Une concertation permanente
Souvent, parce que l’on passe plus de temps avec bébé, on s’arroge vite le droit de décoder les besoins de bébé et dès que le papa veut y mettre son grain de sel, on le rembarre. Forcément, pour l’estime de soi, c’est pas top. Et si on apprenait à lui demander son avis ? Et si on lui laissait bébé un peu plus souvent, le temps d’aller chez le coiffeur, faire les courses, une balade… Forcément, il apprendrait, comme on a appris, à décoder les pleurs, les cris, les sourires… Rideau !

III. Des galipettes torrides
Ben… si bébé est là, c’est tout de même parce qu’on a su se montrer un peu femme fatale, non ? Qu’est-ce qu’on attend pour recommencer ? La fin de l’allaitement ? Eh ben, c’est pas gagné… Notre chéri, comme tout individu de sexe masculin, a besoin de se sentir bien mâle dans sa peau pour ne pas virer dépressif. Alors, on s’offre une petite nuisette ou un parfum capiteux et roulez des yeux et d’autres avantages, jeunesse… Rideau !

IV. Une consultation en couple
Ca n’a pas marché ? Même en concoctant des petits plats pleins d’antioxydants, de vitamines, de sucres lents… ? Bon, l’affaire est plus complexe que l’on croit et les racines du baby-blues ont sûrement trouvé un bon terreau dans la grossesse. A force de leur demander d’assister aux échographies, de suivre notre régime sans alcool, sans (trop de) graisses et sans (trop de) sucres, étonnons-nous qu’ils tournent de l’œil, nos chéris, tiens… Une consultation chez un médecin avec qui le feeling passe n’est pas vraiment un luxe. Fin du 4e acte !

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