Comment annoncer une fausse couche à l’entourage ?

Une fausse couche est une épreuve difficile à vivre, elle équivaut à un deuil quel que soit le moment de la grossesse où elle survient. Si le plus difficile est de l’accepter, annoncer avoir fait une fausse-couche est aussi une épreuve.

La difficulté d’annoncer une fausse-couche

Trouver les bons mots et le bon ton pour annoncer à son entourage la fin prématurée d’une grossesse s’avère difficile quand on a le cœur lourd. Car c’est aussi revenir sur un événement traumatisant et essayer d’en trouver les possibles causes. Mais en parler constitue déjà un moyen de surmonter cet événement difficile. Puisqu’on met des mots sur cette douleur, cela veut dire qu’on ne nie plus la disparition de cet être, pas encore un bébé mais qui avait déjà pris une place si importante. Avant, on a besoin de se retrouver en tant que couple et futurs parents.

Parler d’une fausse couche avec les enfants

Selon nos convictions, chacun annoncera la fin d’une grossesse dans des termes précis. En fonction de l’âge, les mots que l’on utilisera ne seront pas les mêmes. Quelles que soient les causes de notre fausse couche, on l’explique en des termes simples : « le bébé était malade, il était trop fragile ». Les deux parents doivent l’annoncer ensemble pour que les enfants comprennent que c’est une perte pour la famille. Il est primordial de les déculpabiliser, de leur dire que ce n’est pas parce qu’ils ne voulaient pas du bébé que celui-ci n’a pas survécu. Nos enfants ressentent nos émotions plus vivement. Notre tristesse en plus de l’incompréhension peuvent entraîner chez eux des angoisses inexpliquées.

Les proches parents et les amis aident à surmonter une fausse-couche

Il n’y a pas lieu de cacher son désarroi auprès de ses proches. Pour guérir, on a besoin de parler et de pleurer. Ils n’arriveront jamais à comprendre totalement mais seront le meilleur moyen de ne pas se renfermer sur soi. Nos proches accepteront plus facilement notre colère. Ils ont aussi été ceux qui ont suivi de plus près notre grossesse et savent ce que ce bébé symbolisait dès le début parfois. On leur parle de notre culpabilité, du choc initial et de notre besoin de faire le deuil. En respectant notre deuil, ils contribuent à stimuler l’expression de nos émotions.


Les collègues de travail ne sont pas toujours au courant

Les collègues ne sont toujours au courant des débuts d’une grossesse et cette discrétion propre aux premiers mois de grossesse peut éviter des explications. Mais chacun a sa manière de gérer les situations difficiles, certaines d’entre nous détestent que l’on s’apitoie sur leur sort alors que d’autres y trouvent un soulagement. Quand on veut absolument éviter les apitoiements, le mieux est de garder un ton calme sans oublier de dire si on veut en parler ou pas. Si on n’a rien contre les élans de sympathie, on peut se laisser aller et se montrer disponible pour en parler. Quelle que soit la personne à laquelle on annoncera cette mauvaise nouvelle, l’épreuve ne sera jamais facile. Mais s’exprimer, c’est le meilleur moyen de reprendre une vie normale et de faire accepter notre deuil.

Voir les commentaires (0)

Laisser votre commentaire