3 choses à savoir sur les sondes échographiques

sondes échographiques-neuf mois

De temps à autre, la question de la désinfection des sondes échographiques utilisées aussi en gynécologie-obstétrique fait débat. Dans certains pays, la législation est plus sévère qu’en France. A juste raison ? Le Dr Marc-Alain Rozan, gynécologue-­obstétricien, vous explique comment ça se passe.

Quelle est la procédure de désinfection des sondes vaginales en France ?

Lorsque l’on utilise une sonde vaginale, on la nettoie à l’aide d’une lingette prévue à cet effet. Ensuite on pose une gaine en plastique à usage unique et on pratique l’examen. À la fin, on observe la sonde. Si la gaine est déchirée ou salie, on met la sonde à tremper dans une solution désinfectante. Par contre, si elle ne présente aucun indice d’infection, elle sera nettoyée avec une nouvelle lingette à l’aide de produits spéciaux, détergents et désinfectants, certifiés CE, et laissée à sécher à l’air libre. Elle est donc bien désinfectée après chaque examen.

Quels sont les risques d’infection ?

Il n’y a pas de risques quand la patiente et le praticien ont une bonne hygiène et que le protocole de préparation est respecté. Les niveaux 1, 2 et 3 de désinfection des sondes échographiques sont des protocoles affinés par des hygiénistes. Le vagin est une cavité fermée par l’utérus, et cette cavité fermée et la gaine posée sur la sonde suffisent à une bonne protection.

Certains pays sont réputés plus exigeants que la France en matière de désinfection des sondes échographiques : quelles méthodes utilisent-­ils ?

Différents pays (Allemagne, Suisse, Turquie, Australie, Etats-Unis, Canada…) ont imposé la désinfection systématique de la sonde échographique dans un bain désinfectant. Méthode dite de niveau élevé. Mais la France se contente d’une désinfection de niveau bas par lingettes désinfectantes en l’absence de déchirure de la gaine. Cependant, certains médecins en France utilisent des appareils de désinfection à rayons ultra-­violets (UVC) par principe de précaution et non pas par nécessité absolue.

Source :


Société Française de Radiologie

 

Voir les commentaires (0)

Laisser votre commentaire