Premières images de bébé, un moment magique

Pour moi, devenir maman est une étape cruciale dans la vie d’une femme, une étape qui vous fait changer de statut et acquérir davantage de responsabilités.

Ce n’est pas rien de se dire qu’à 31 ans il va falloir assumer un petit être, entièrement dépendant des vous, lui apporter amour, tendresse… Bref, tout ce dont il a besoin pour bien s’épanouir et devenir autonome. Ce n’est pas rien de se dire que l’on porte la vie, là dans son ventre et qu’un petit bout d’humain se développe au fil des mois, bien niché dans son cocon et sa bulle de douceur. C’est tout un monde qui se dévoile, fait de promesses, de doutes, d’angoisses et de bonheur.

 

Un petit grain

Alors que le test  positif ne montre qu’une couleur, le petit être que je porte dans mon ventre était pour moi un petit grain, pas plus gros qu’un haricot. Rien de bien concret, mis à part les nausées (mais finalement, des nausées on en a aussi lors d’un virus ). Difficile de se sentir mère pendant les premiers mois de la grossesse. D’autant que pendant cette période, il est encore possible de se mouvoir, d’effectuer les gestes quotidiens sans se sentir gênée. Bref, de mener une vie totalement normale. Le bébé n’était encore pour moi que virtuel, indéterminé et asexué.

 

Première rencontre

Pour moi, la grossesse est passée inaperçue, si l’on excepte ces satanées nausées. Ce n’est qu’à partir de la première échographie que j’ai rencontré mon bébé. Et là, ô miracle lorsque l’échographe ayant posé sa sonde sur mon ventre a dévoilé ce petit point sur l’écran. Un flot d’émotions nous a soudain envahi mon compagnon et moi. Intouchables, seuls au monde, heureux tout simplement de voir le fruit de notre amour, à l’abri dans sa poche, croisant même les pieds comme pour nous faire un signe : « Les parents, je suis là, regardez ! ».  Le miracle de la vie se trouvait là, devant nous. Je n’oublierai jamais cet instant où mon bébé est apparu devant mes yeux à l’écran, encore tout petit, si fragile. Oui, cet instant  demeurera à jamais gravé et immortalisé dans mon cœur, dans ma chair. Là, j’ai pris conscience de mes devoirs envers cet enfant. Je l’ai intégré à mon être. Nous ne formions plus qu’un, nous nourrissant mutuellement. Là, j’ai commencé à toucher mon ventre, à devenir plus attentive au moindre petit mouvement jusqu’à la seconde échographie.


 

Second rendez-vous

La veille de ce deuxième rendez-vous, je n’ai pas dormi. Angoissée, je me demandais si ce petit être se portait bien, s’il n’avait pas de problèmes. Le jour même, nous nous sentions fébriles, pressés de découvrir le sexe de notre enfant. Nous étions impatients de voir son visage, ses bras et ses jambes. Cette nouvelle échographie a scellé la rencontre, intimement. Les mots manquent pour exprimer la bouffée d’amour à la vue de ce petit être qui témoigne déjà de son caractère. Il a fallu que je monte trois fois les escaliers de la maternité pour que ma fille daigne exhiber ses petits pieds à l’échographe, me faisant bien comprendre son mécontentement par des coups répétés. Une fille ! j’allais être maman d’une petite chipie.

La troisième échographie reste dans mon souvenir moins marquante, la petite étant beaucoup plus grosse, difficile de la voir en entier à l’écran.
Malgré tout, ces trois échographies ont été de véritables étapes sur le chemin de la vie. Le bonheur de voir son enfant grandir dans son ventre est magique.

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