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Placenta

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Qu’est-ce que le placenta ?

Le placenta est un organe formé par l’accolement de membranes d’origine maternelle et fœtale (trophoblaste), irriguées par des vaisseaux. Il se structure pendant les cinq premiers mois de la grossesse, puis continue à grandir mais sans rien modifier à sa structure. Il sera expulsé naturellement environ une demi-heure après la naissance et, dans certaines cultures (mais pas en France, où le placenta est considéré comme un déchet hospitalier et incinéré), il donne lieu à des rituels tels que l’enfouissement dans le jardin, parfois la consommation du placenta sous forme de smoothie ou encore le conditionnement en gélules pour bénéficier de supposées vertus bénéfiques. Quand le terme de la grossesse est dépassé, le placenta devient moins fonctionnel et le foetus est alors moins bien nourri et oxygéné. D’où la nécessité d’un déclenchement.

Pourquoi le placenta est-il important ?

Le placenta est essentiel durant votre grossesse puisqu’il sert de plate-forme d’échanges entre la mère et le bébé, secrète des hormones et protège le fœtus. Le placenta remplace le tube digestif et les poumons du futur bébé, qui sont encore immatures. Les nutriments (sucres, minéraux) ou certaines hormones sont reçus par le bébé par l’intermédiaire du placenta. Il laisse passer les virus jusqu’au 5e mois, c’est pourquoi certaines pathologies qui peuvent causer des malformations foetales sont à prévenir. Certains médicaments, ou certaines substances nocives comme le tabac ou l’alcool, peuvent aussi passer la barrière placentaire et avoir un effet délétère. Mais heureusement beaucoup de maladies peuvent être évitées grâce aux anticorps de la mère que le placenta laisse passer également, anticorps qui seront actifs jusqu’à 6 mois après la naissance. Après le 5e mois, le foetus est capable de fabriquer ses propres anticorps. Le placenta a aussi une fonction essentielle de protection contre beaucoup de bactéries.

En savoir plus sur le placenta

Parfois, le placenta peut engendrer des complications : c’est le cas lorsqu’il est placé trop bas (placenta praevia) par exemple. Dans ce cas, il gêne l’ouverture du col de l’utérus, et peut même, dans des cas extrêmes, provoquer des saignements à la moindre contraction au cours du troisième trimestre. Grâce à l’échographie, le placenta praevia peut être dépisté très tôt, dès le début du second trimestre. L’accouchement par voie basse est impossible donc une césarienne s’impose, souvent deux à trois semaines avant le terme. Lorsque le placenta est situé à l’orifice interne du col (placenta prævia marginal), l’accouchement par les voies naturelles est possible, sous surveillance renforcée.

Autre complication, le décollement du placenta (hématome rétroplacentaire) pendant la grossesse. Souvent cause de fausse couche, c’est une urgence obstétricale et lorsque la date de l’accouchement approche, une césarienne est décidée.


Enfin, le placenta accreta définit une insertion du placenta dans la couche musculeuse interne de la paroi utérine dite myomètre. C’est une pathologie grave qui peut présenter des complications obstétricales très sérieuses (hémorragie du post-partum). On retrouve souvent le placenta accreta en cas de placenta inséré bas sur une cicatrice de césarienne ou dans le cas de grossesses répétées ou encore si la femme a subi plusieurs curetages.

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