IMG (Interruption Médicale de Grossesse)

Qu’est ce que l’IMG ?

L’interruption Médicale de Grossesse (IMG) désigne une interruption de grossesse lorsque celle-ci met en danger la vie de la mère, ou lorsque le fœtus est atteint d’une maladie incurable au moment du diagnostic médical établi. Elle peut se pratiquer sous anesthésie générale avec aspiration lorsqu’elle est effectuée avant 14 semaines de grossesse. Après 14 semaines de grossesse, l’IMG se fait par accouchement. Celui-ci est déclenché à l’aide de produits favorisant les contractions. Au-delà de 23 ou 24 semaines, le bébé peut naître vivant. C’est pourquoi l’on peut endormir le foetus in utero et ainsi arrêter son cœur à l’aide de médicaments.

Pourquoi l’IMG est-elle importante ?

L’IMG est très importante pour la mère car elle permet souvent de sauver sa vie. Elle doit essentiellement relever d’une décision commune entre les parents et une équipe pluridisciplinaire au sein d’un centre de diagnostic prénatal. Si la vie de la maman est en danger, la décision prise est immédiatement suivie de l’IMG. Sinon, c’est à dire s’il s’agit d’une IMG en raison d’un problème de santé incurable sur le foetus, un délai de réflexion de 7 jours est préconisé, après plusieurs examens complets.

 En savoir plus sur l’IMG

La Loi sur l’Interruption Médicale de Grossesse (IMG) a eu lieu seulement le 17 janvier 1975, en même temps que la loi sur l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG). Les IMG étaient surtout pratiquées quand il semblait que la vie de la mère était menacée. Forcément, puisque les techniques d’échographies n’existaient pas avant et qu’il n’existait pas de moyens d’affiner un diagnostic prénatal. Lorsque les techniques échographiques se sont développées, les décisions de stopper une grossesse en raison de pathologies incurables sur le foetus étaient prises, jusqu’en 1994, par des médecins peu formés au dépistage prénatal. En créant les premiers Centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal, la loi du 30 Juillet 1994 a professionnalisé la décision. Quand la santé de la femme est en jeu, l’indication d’IMG doit faire obligatoirement l’objet d’un avis d’un gynécologue-obstétricien, d’un autre médecin choisi par la femme concernée, d’un assistant social ou un psychologue et de l’un ou de plusieurs praticiens qualifiés pour donner un avis sur l’état de santé de la femme. Une décision collégiale est alors prise, qui fait force de loi. Quand la santé du foetus est en jeu, l’équipe pluridisciplinaire est obligatoirement composée de deux spécialistes de médecine foetale (gynécologue-obstétricien, échographiste, généticien, pédiatre du Centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal). Les deux médecins doivent donner collégialement leur accord à l’IMG. En effet, l’IMG n’est pas un droit, mais une possibilité offerte dans un cadre strict. Seule l’équipe pluridisciplinaire du centre de diagnostic prénatal décide du bien-fondé de la demande d’IMG des parents. Si l’équipe médicale estime que la santé de la mère n’est pas en danger, ou que la pathologie dont le foetus est atteint ne l’empêche pas de vivre aussi normalement que possible, l’IMG n’est pas autorisée. En revanche, si l’IMG est préconisée, les parents ont le droit de s’y opposer.

Ce que l’on oublie quelques fois, c’est que l’IMG n’est pas un geste anodin. Le plus souvent très violente émotionnellement pour les parents, l’IMG doit être accompagnée par un obstétricien, une sage-femme et parfois un psychologue. Ces professionnels sont là pour aider, guider et épauler les parents lorsque la décision d’interrompre la grossesse est prise et pour les aider à faire le deuil de cette grossesse.

 

Un peu de lecture sur l’IMG…

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