Enceinte de son troisième enfant, Sylvie Tellier se confie sur sa grossesse

La directrice générale de la Société Miss France a annoncé au mois de février qu’elle était enceinte de son troisième enfant. La famille de l’ancienne Miss France devrait s’agrandir dans quelques jours et Oscar et Margaux pourront bientôt découvrir le visage de leur petit frère ou petite sœur. Sport durant la grossesse, alimentation, réseaux sociaux, Sylvie Tellier s’est confiée à Neuf Mois sur la façon dont elle a vécu sa grossesse.

Vous êtes enceinte et vous devriez accoucher dans quelques jours, impatiente de rencontrer votre troisième enfant et de passer vos premières vacances à 5 ?

Quand on est enceinte, surtout à la fin, on est partagé. A la fois on est impatiente que notre bébé arrive parceque ça commence à bien faire, 9 mois c’est long, on dort mal, on est lourde, on est très impatiente de découvrir son petit bout de chou et d’un autre côté on se dit aussi que ce sont les derniers instants où on ne l’a que pour soit. Et on se dit aussi pour une troisième grossesse que ce sont un peu les derniers moments enfin pour moi c’est sûr, les derniers moments où on peut sentir une petite chose bouger en soit. J’ai eu de la chance parce que je n’ai pas été trop handicapé par la grossesse, j’ai pu bouger, faire du sport, courir dans tout les sens. Forcément à partir du moment où le bébé est là tout d’un coup la vie s’arrête, on a plus le temps de s’occuper de ses aînés donc je suis pressé sans être pressé. Je ne me réveille pas le matin en me disant « faut que j’accouche aujourd’hui ». Pour mon fils, j’avais accouché une petite semaine avant, ma fille, elle a fait du rab j’ai accouché une semaine après, voilà je me fais à l’idée que si je dois aller à terme je vais à terme.

Vous n’avez pas eu de symptômes particuliers même au début de votre grossesse ?

J’ai eu de la chance dans le sens où je n’ai pas été malade. Pour moi la grossesse, ce n’est vraiment pas une maladie, au contraire à un moment donné on doit être dopé à l’hormone, on est suractive, on a plein d’idées, on bouillonne d’activités et c’est au contraire très productif. J’ai eu de la chance de ne pas être gêné par des nausées et encore pour ça il y a des trucs pour les faire passer mais il y a des femmes qui doivent rester alité parce que la vie du bébé est en danger ou qui ont des problèmes de rétention d’eau, de phlébite… moi je n’ai jamais eu tout ces soucis-là.

Un secret pour concilier vie professionnelle, vie de famille et grossesse ?

Je pense que c’est un peu une question de tempérament, déjà j’ai un peu un tempérament où je ne tiens pas en place donc ça aide. Le fait d’avoir déjà deux enfants à la maison, j’oscillais entre le boulot, les enfants, mon mari, il faut essayer d’être dispo pour tout le monde, donc enceinte on continue. J’ai eu la chance de travailler quasiment jusqu’au bout, ça tient active donc je ne ressentais pas la fatigue. Et c’est vrai que le fait de ne pas prendre trop de poids durant ma grossesse, m’a permis d’être très active parce que quand vous restez autour de 10 kilos pris pendant la grossesse, vous avez moins de risque de faire de la rétention d’eau, vous avez moins de risque d’avoir des douleurs finalement la vie est plus facile. Si vous prenez beaucoup de poids pendant votre grossesse, votre quotidien n’est plus du tout le même. J’ai eu la chance pour mes trois grossesses de ne prendre qu’une dizaine de kilos donc là la vie est belle. Je ne suis pas une accro du régime, je ne sais pas en faire, j’ai l’impression que je déprime si je fais un régime. Donc je préfère faire attention de manière constante, me faire plaisir de temps en temps.

Justement, niveau alimentation, vos habitudes ont changé ?

Alors il y a juste des mois, aux alentours du cinquième-sixième mois où j’ai des fringales, je sais que c’est deux mois où je vais prendre du poids parce que j’ai faim. A ce moment là, on est un peu plus fatigué et il faut écouter son corps, il faut savoir manger après, il faut savoir bien manger. J’ai toujours essayé de manger des choses saines et ça ce n’est pas toujours facile mais c’est ce qui sauve les grossesses. Je cuisine beaucoup donc c’est possible de cuisiner des légumes, des choses un peu sympa ce qui vous empêche de manger des produits transformés, chargé de sucre… C’est une certaine discipline, je ne vais pas le cacher. Pour bien vivre sa grossesse, il faut être discipliné avant tout sur l’alimentation et sur le maintien d’une activité physique.

Vous avez fait beaucoup de sport durant votre grossesse, c’était important pour vous ?

J’ai pas mal communiqué pendant ma grossesse en disant qu’il fallait faire du sport, qu’il fallait rester active, et j’ai reçu pas mal de critiques sur les réseaux sociaux de gens qui me disent « est ce que ce n’est pas inconscient de continuer… ». S’il y a un message à faire passer c’est que quand on est enceinte, il ne faut pas changer de vie. Evidemment, si vous n’avez jamais fait de sport de votre vie il ne faut pas se mettre à courir un marathon enceinte, par contre si vous êtes quelqu’un d’actif il faut rester actif pendant la grossesse. Il y a toujours une tendance qui fait que tout le monde se dit « pendant la grossesse il faut arrêter le sport» mais non, moi c’est mon troisième et j’ai fait du sport pour les trois et c’est ce qui m’a permis de me sentir bien, heureuse. Bien sûr, il faut faire très attention parcequ’il y a des sports qui sont dangereux, il ne faut pas faire de chutes, il y a des sports qui sont à exclure mais c’est important de faire du sport et c’est même recommandé. Je fais partie de ces femmes qui restent actives, je suis même allé faire quelques dates de la tournée de DALS, ma grossesse ne m’a pas empêché de danser vous voyez. J’ai des copines qui font encore de la course à pied à 6 mois de grossesse parce qu’elles ont l’habitude, moi je ne le ferai pas parceque je ne suis pas une marathonienne par contre parceque j’ai l’habitude, je vais faire du cardio, de la boxe, j’ai continué pendant ma grossesse.

Comment avez vous adapté votre temps de sport durant la grossesse ?

Généralement quand je ne suis pas enceinte, je fais à peu près trois sessions de sport par semaine, donc j’ai ralenti, je suis passé à deux puis je suis passé à une heure et surtout j’ai changé les exercices. J’ai deux enfants à la maison donc pour faire du sport, on se cale en fonction de l’école, de ce qu’on a à faire avec les autres mais on trouve toujours un moment dans la grossesse pour le sport. Déjà je préfère faire du sport le matin parce que ça me met en forme pour la journée, on fait beaucoup d’étirements enceinte, beaucoup de yoga, de streching parce que vous avez un peu mal partout donc le fait de commencer la journée par le sport ça étire le dos et ça permet de se déplacer plus facilement dans la journée. J’ai également fait beaucoup de marche à pied, avec les enfants les balades c’est sympa même si maintenant qu’ils sont en trottinette j’ai un peu plus de mal à les suivre parce qu’ils vont vite mais la marche à pied c’est super.

On dit toujours que chaque grossesse est différente, ça été le cas pour vous ?

Ah oui, parce qu’une grossesse à 40 ans c’est pas la même chose qu’à 30 ans je tiens a le dire. On peut se prendre pour une superwoman mais on sent la différence. Déjà on est capable de savoir si c’est un garçon et une fille, moi j’ai eu un garçon et une fille avant ma grossesse donc on compare nos grossesses et on sait. Et l’âge on le sent, on ne récupère pas aussi vite, à la rigueur être enceinte pour la première fois à 40 ans, on est peut être plus en forme, on n’a pas de loulous à la maison. Mais une troisième grossesse à 40 ans, il faut se préparer psychologiquement, faut se dire qu’on va être plus fatigué, il faut se dire que ça va être un peu plus difficile. On prend un peu plus de poids…

Des interrogations par rapport à votre accouchement ?

Ca va en faire rire certaines mais je crois que moi je suis vraiment faite pour faire des enfants, j’accouche assez rapidement. Bien sûr toutes les grossesses sont différentes , il peut toujours se passer quelque chose mais il faut y aller zen c’est comme tout ce qu’on fait dans la vie. Si vous partez à la maternité en vous disant, je vais avoir super mal et bien vous aurez super mal. Le meilleur conseil qu’on m’a donné c’est par rapport au moment où il faut partir à la maternité. On ne sait jamais, surtout pour un premier on se fait pleins de fausses alertes. Pour savoir, il faut se dire qu’une vraie contraction, c’est celle qui te fais tellement mal que tu as envie de pleurer, il y a en a deux trois qui font mal, ça ne dure pas longtemps mais c’est pour ça que ça s’appelle la délivrance. Et on m’a dit une deuxième chose, c’est que la contraction est ton amie, elle permet d’accoucher donc si on stresse, qu’on panique dès qu’on a une contraction qui arrive, automatiquement ça ne va pas bien se passer alors que si vous vous dites que plus vous la diriger facilement, plus vous accoucherez vite et donc ça se passe super bien.

Les réseaux sociaux pendant votre grossesse ?

Déjà sans être enceinte j’ai la chance de beaucoup me balader en France, je participe aux élections régionales et je me déplace beaucoup. Les femmes sont assez présentent et me demandent beaucoup de choses, beaucoup de conseils « comment vous faites pour garder la ligne, comment vous conciliez votre vie avec les enfants ? ». Les femmes là-dessus c’est génial, avec les réseaux sociaux on a pu développer une proximité qui est top et je ne l’ai pas fait pour mes autres grossesses parce que je n’étais pas sur Instagram, je n’ai pas partagé de la même façon mais là j’ai eu énormément de questions et je trouve ça génial. Quand j’étais enceinte de mon premier, j’étais la première à aller sur les forums, poser des questions, savoir si c’était normal… Avant un rendez-vous chez un gynécologue, on a plein de questions et finalement ça passe vite donc on ressort du cabinet sans avoir posé telles ou telles questions. Et on a envie de savoir si notre grossesse est « normale », si pour tel ou tel bobo il faut s’inquiéter. Quand on est enceinte, c’est une phase où on a besoin d’échanger avec d’autres mamans et je trouve ça super quand on peut répondre aux questions. Les réseaux sociaux, c’est une bonne nouvelle quand on est enceinte et même si je protège ma vie privée, on peut la protéger tout en partageant donc j’ai pas mal posté oui.

Vous échangerez également sur votre bébé et les questions que vous vous posez ?

Oui, je continuerai à échanger après j’ai choisi ce métier et cette exposition donc je n’ai pas de problème avec ça mais mes enfants n’ont pas choisi donc je les protège et je fais attention. Mais je continuerai déjà parcequ’on me pose beaucoup de questions, garçon/fille, quand est ce que je vais accoucher…

Un message pour les lectrices de Neuf Mois ?

J’avais dit que je ne ferai jamais de troisième donc qu’il ne faut jamais dire jamais (rires). Non, c’est un message plutôt positif, on a des moments pendant notre grossesse où les hormones jouent avec nos nerfs nos sentiments, on se demande si on fait bien, on est fatigué mais il faut garder à l’esprit qu’on crée la vie pendant 9 mois. Il faut être tolérante vis-à-vis de son corps. Il y a des femmes qui ont du mal à voir leur corps changer mais ce n’est que passager. On est complètement capable de récupérer son corps après. Il y a un temps pour tout et il faut profiter de tout les moments de la grossesse parce qu’après on regrette un peu, on se dit « c’est passé tellement vite » alors que quand on est enceinte on ne voit que les points négatifs. On est grosse, on est lourde, on a un gros ventre, des gros seins et des grosses fesses mais c’est pour la bonne cause, retrouver son corps ça peut être facile alors que tomber enceinte c’est une des plus belles choses que la vie nous offre et il faut vraiment en profiter.

Crédit Photo : Benjamin Decoin

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