Journée Mondiale de l’Allaitement : 3 mamans de la communauté Neuf Mois partagent leur expérience

A l’occasion de la journée mondiale de l’allaitement, 3 mamans de la communauté Neuf Mois ont souhaité partager leur expérience de l’allaitement et expliquer pourquoi elles ont choisi de donner le sein à leur tout-petit.

« Allaiter m’a procuré beaucoup de bonheur », Aurélia maman de deux enfants

Bien que ma maman ne nous avait pas donné le sein à ma sœur et moi, j’ai voulu tenter l’expérience. C’est pourquoi, quand mon fils Axel est né, il y a presque 10 ans maintenant, l’allaiter a tout de suite été une évidence. Je voulais m’investir à 100 % dans mon rôle de maman. Ainsi, je lui ai donné le sein pendant 3 mois puis j’ai dû y mettre un terme lorsque j’ai repris le travail. C’était un grand regret pour moi. Alors, quand ma petite princesse Lydia est née il y a bientôt 5 ans, je me suis arrêtée de travailler pendant 3 ans. J’ai alors pu lui donner le sein pendant presque 2 ans et demi. Grâce à l’allaitement, j’ai pu tisser avec elle un lien très fort de confiance et d’amour avec elle. Et même si les premiers jours sont parfois difficiles, notamment à cause du positionnement du bébé, allaiter m’a procuré beaucoup de bonheur.

« Même si c’est difficile, allaiter en vaut la peine », Amélie maman d’une petite fille de 5 mois

Peu avant la venue au monde de notre fille il y a 5 mois, mon mari et moi demandions si nous préférions la praticité du biberon au naturel du sein. Finalement, nous avons tranché en faveur de l’allaitement en raison de ses nombreux avantages tant au niveau du bien-être et de la santé de bébé que du coût. À sa naissance, nous étions donc impatients de commencer l’expérience et la surprise fût grande lorsqu’à la première tétée, j’ai commencé à souffrir. C’était extrêmement douloureux, à la limite du supportable. A chaque fois qu’elle se réveillait pour manger, je sentais l’angoisse monter. Je ne voulais pas la prendre. J’ai donc demandé l’aide des sages-femmes qui ont fini par me prêter un tire-lait. Le problème, c’est que je n’avais pas encore suffisamment de lait pour le tirer mais j’avais moins mal. Ma montée de lait tardait à venir et cela empêchait bébé de téter correctement. Peu à peu, j’ai abandonné l’idée de donner le sein. J’ai alors demandé à une sage-femme s’il était possible pour me soulager de démarrer un allaitement mixte. Cette dernière n’a pas pris en compte mon désarroi à ce moment-là et elle a osé me dire : « Mais Madame, lorsqu’on commence quelque chose, on assume jusqu’au bout, si vous n’y arrivez pas, laissez tomber et donnez lui des biberons. »  Le dernier jour de mon hospitalisation, la montée de lait est enfin arrivée et j’ai pu mettre bébé au sein sans souffrir. Mais, malheureusement les problèmes ne se sont pas arrêtés là…

Une semaine après notre retour je suis tombée malade. Une mastite. Mes seins étaient engorgés et la fièvre et les malaises m’empêchaient de m’occuper de bébé. J’ai donc consulté et je me suis retrouvée sous antibiotiques, avec comme conseil de ne pas tirer mon lait pour éviter d’engorger encore plus. Bêtement, j’ai écouté les conseils des professionnels de santé, ce qui m’a valu par la suite et malgré toutes mes tentatives de stimulation, l’impossibilité de nourrir intégralement ma fille au sein. Elle a commencé à refuser de téter par périodes et depuis ce jour mes quantités de lait n’ont fait que diminuer. A son 3ème mois, elle a décidé de refuser définitivement le sein et plus jamais elle n’a voulu le reprendre. A son 4ème mois, je ne pouvais tirer mon lait qu’à hauteur de 20 ml. Je complétais donc son alimentation avec du lait infantile. J’ai fait appel à la Leche League française mais c’était déjà trop tard pour sauver mon allaitement. Si c’était à refaire, je changerais tout. C’est ma première fille et l’échec de l’allaitement a été difficile à digérer. J’ai vraiment le sentiment d’avoir raté quelque chose et j’en souffre encore.

« Dès que j’ai appris ma grossesse, j’ai su que je voulais allaiter », Stéphanie maman d’un bébé de 8 mois

Dès que j’ai appris ma grossesse, j’ai su que je voulais allaiter. J’en ai discuté avec mon mari et pour lui comme pour moi ça nous paraissait « naturel » de le faire. Au début, je pensais donner le sein jusqu’aux 6 mois de mon bébé. Puis, pendant ma grossesse quand on parlait allaitement, on entendait de tout. « Si tu as du lait » ou « si ton lait lui suffit » étaient les phrases qui revenaient le plus souvent. Néanmoins, cela ne nous a pas démontés et on a conservé nos convictions, pensant que l’allaitement était ce qu’il y avait de meilleur pour notre enfant. Puis notre fils est né et j’ai commencé à lui donner le sein. C’était magique ! À la maternité, on m’a soutenu, encouragé. Et l’aventure a commencé comme ça, tout en douceur et en câlins.

J’ai eu l’occasion d’entendre tous types de commentaires comme les gens écœurés qui ne comprennent pas et jugent. Il y a aussi ceux qui sont intrigués et posent des questions. Et bien sûr, il y a les bienveillants. Quant à mon petit bonhomme, il adore et profite bien de ce moment privilégié. Et moi, je vis mon allaitement avec bonheur. Mon petit bout a une courbe de poids continue, il est très éveillé et il sait très bien nous faire comprendre quand il a faim et ce, depuis plusieurs mois. L’avoir au creux des bras, me regardant avec un regard d’amour et ses petits sourires pendant qu’il tète est vraiment un moment de pur bonheur. Je n’ai jamais eu de crevasses ou quoi que ce soit. J’utilise des coquillages d’allaitement si jamais je sens que mes seins tirent un peu et ça me soulage. Nous avons dépassé ses 6 mois et ses premières dents. Son alimentation est diversifiée et malgré tout, je ne suis pas sûre d’avoir envie d’arrêter l’allaitement. Mon mari me soutient, du coup on s’est fixé de continuer à lui donner du lait maternel jusqu’à l’âge de un an, que ça plaise ou non aux curieux.


 

 

 

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