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La grossesse, ce n’est pas facile tous les jours

La grossesse, ce n’est pas facile tous les jours

Ce gros ventre, je l’ai attendu. Tant attendu… Je l’ai espéré très fort. Je le voulais plus que tout. Je me suis imaginée rayonnante, radieuse, bien dans mes ballerines….A la place, je suis devenue le cliché vivant de la femme enceinte, en plus grosse, plus chiante et plus flippée !

Touche pas à mon ventre !

J’étais malade, déprimée, fatiguée, énervée. Enceinte, j’avais peur de tout. De moi, de ma fille. Peur de ces personnes âgées qui touchaient mon ventre, et cela, sans ma permission ! Je n’aimais pas qu’on me touche le ventre, je détestais même ! J’avais peur de ce corps qui changeait trop vite, que je ne reconnaissais pas. Peur de cette vie qui grandissait en moi, presque malgré moi…

J’ai perdu le contrôle, petit à petit…

De tout : de mes émotions, de mes actes. C’est comme si j’avais quitté mon corps et que je me regardais agir, stupidement, à longueur de journée ! J’avais honte. J’avais honte et autour de moi, c’était le vide intersidéral. J’étais seule face ce bide qui prenait toute la place dans le lit et toute la place dans ma vie. Seule face à ces femmes pour qui la grossesse est un moment merveilleux et qui m’étalaient en pleine face leur épanouissement le plus total. Seule face au futur papa qui ne réalisait pas que notre vie allait changer, du tout au tout.


Sous ma peau, c’était un bouleversement…

Dans ma tête, une tempête s’installait. Je me suis retrouvée en tête à tête avec moi-même, en colère contre ma tristesse, que personne n’acceptait. Je ne me sentais plus femme mais louve. Une louve effrayée, énervée…et grosse. Je grossissais rien qu’en regardant mon frigo. Plus les jours passaient, plus je culpabilisais, plus je doutais.  Puis j’ai entendu parler du baby blues. Je me suis dit que je l’avais eu sacrément en avance celui-ci. Ma fille est née, enfin, et l’accouchement fut…merveilleux ! 42 semaines de doutes, de larmes, de craintes. 42 semaines balayées en 1 seconde, la première seconde de sa vie sur Terre. A ce moment-là, j’ai compris que nous n’étions pas obligé de ressembler aux femmes enceinte de la télévision, pour aimer la maternité ! Pas obligée d’aimer cet état si déstabilisant pour être une maman heureuse.

 

Je suis toujours louve mais beaucoup plus femme aussi.  Elle m’a fait l’aimer avec un regard, elle a fait de moi une maman, tout simplement.

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Blog : http://iamunemaman.blogspot.com

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  • Quel témoignage ça fait du bien de voir ce genre d article. je suis déjà maman d un garçon de 6ans c est le plus beaux cadeaux de la vie mais à côté de ça je déteste à être enceinte , je suis à ma 3ème grossesse dont une fausse couche à 16semaines . Comme à chaque fois je vomis non stop, nausées, fatigue, irritable, déprimé bien évidemment quand je vois mon état , grosse prise de poids , se sent seule au monde face à ma triste et non comprise par mon entourage car une femme enceinte se doit être radieuse , épanouie , etc… le pire ds tout cas mon compagnon m a bcp comparé aux autres femmes enceinte de la télé , des ses amis comme par hasard qui n’ont rien, pas des maux de grossesse . Le pire de réflexion que j ai du supporté c est que toutes ces femmes qui se porte bien autour de nous on mis au monde leur bébé, la seule déprimé et malade tt le tps a perdu son bébé , c est très violent de prendre ça en plein figure .
    Tout ça pour vous dire que j adore ce titre , oui la grossesse n est pas tjs facile pour certaines oui mais pour d autre non! La j ai hâte d arriver au bout de cette nouvelle grossesse pour avoir enfin une belle récompense.

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