Comment bien choisir ma lingerie de femme enceinte ?

En perpétuel évolution pendant neuf mois et souvent soumis à rudes épreuves, notre corps de femme enceinte a besoin de sous-vêtements agréables à porter et adaptés à ces changements. Résultat, vous serez d’accord pour dire qu’il nous faut donc privilégier confort et qualité de maintien optimal pour la poitrine. Pour ne pas faire de faux pas, l’équipe de mamaNANA nous explique comment choisir sa lingerie de grossesse.

A partir de quand faut-il commencer à privilégier la lingerie de grossesse ?

Les femmes ont des morphologies différentes, elles ne commencent donc pas à porter de la lingerie de grossesse toutes au même mois de grossesse. Certaines prennent de la poitrine dès les premières semaines, pour d’autres cela n’arrive  que plus tard. Parfois, ce n’est pas le volume qui change mais la sensibilité de la poitrine. D’un coup, la dentelle ou les armatures  peuvent devenir insupportables. Quant au bas, on peut parfois garder sa lingerie habituelle, surtout si elle est « taille basse ». Mais certaines futures mamans préfèrent les slips de grossesse qui couvrent le ventre. Quoi qu’il en soit, il faut absolument privilégier le confort. Dès que l’on commence à se sentir à l’étroit, que la lingerie marque la peau ou qu’on ne se sent plus maintenue au niveau du buste, c’est le moment de changer.

Comment choisir sa lingerie de grossesse ?

Lorsqu’on investit dans de la lingerie de grossesse, il faut qu’elle puisse servir plusieurs mois, sur un corps qui se transforme. Il faut privilégier les mailles élastiques qui accompagneront bien les changements de volume et les soutiens-gorge munis de plusieurs séries de crochets au dos pour faire face à l’élargissement de la cage thoracique. Attention par contre aux coutures qui grattent et aux armatures qui peuvent blesser si le bonnet devient trop petit avec le temps.

Où peut-on se procurer de la lingerie de grossesse ?

On peut en trouver dans certains supermarchés, les chaînes spécialisées dans la puériculture, les petites boutiques de lingerie classique ou encore les grandes enseignes d’habillement. Mais attention à la qualité ! En lingerie, cela a un prix. C’est sur internet que l’on trouve le plus de choix, de marques dédiées à la maternité et de conseils spécifiques à l’attention des futures mamans.

Y a-t-il différents types de lingerie à adapter en fonction du stade de la grossesse ?

Nous retrouvons pour la plupart des futures et jeunes mamans trois grandes modifications de physionomie qui demandent des changements de lingerie. Du début de la grossesse jusqu’au 8ème mois à peu près, la poitrine prend en volume (un à deux bonnets en général, ainsi qu’une taille de bandeau de soutien-gorge). C’est le moment d’investir dans un modèle confortable, avec de nombreux crochets au dos. Par la suite, les côtes s’écartent pour faire de la place au bébé et la question de l’allaitement se pose pour celles qui le souhaitent. Nous conseillons à ce moment-là de privilégier le confort.

Évitez les armatures. Contrairement à certaines croyances, un soutien-gorge sans armature peut apporter un excellent soutien. Il faut choisir des modèles bien élastiques qui couvrent deux tailles de bonnets ou des brassières existant en taille S, M ou L avec des clips ou un accès allaitement si c’est votre choix. Certaines microfibres peuvent s’étirer dans tous les sens. Elles s’adaptent alors très bien aux changements de volume qui peuvent être très importants au moment de la montée de lait et aux débuts de l’allaitement (un bonnet supplémentaire en général). Pour les mamans qui choisissent le biberon, la poitrine ne retrouve pas tout de suite son volume d’avant-grossesse. Les soutiens-gorges de maternité servent donc encore quelques temps. Attention à ne pas se retrouver avec un modèle trop grand qui ne maintient plus rien. Celles qui allaitent verront qu’au bout de 4 à 6 semaines, la taille de la poitrine se stabilise et ne varie plus autant dans la journée. Elles pourront à ce moment-là tenter à nouveau des armatures, toujours bien souples pour ne pas blesser la poitrine .

Comment choisir son soutien-gorge de maternité ?

Un bon soutien-gorge doit être confortable. Il ne doit pas laisser de marque sur la peau ni « couper » la poitrine. La bande du dos doit tenir juste sous les omoplates et les bretelles doivent rester sur les épaules, sans les abîmer. Les armatures doivent englober toute la poitrine et ne jamais se poser sur le sein, ni faire mal aux côtes. Si dès le premier essayage une couture ou une dentelle démange un peu, il faut changer de modèle. Cela peut vite devenir insupportable toute une journée. Attention également aux découpes qui passent sur le mamelon. Celui-ci est plus sensible avec la grossesse. Les modèles « moulés » (sans épaisseur mais dont le tissu a une forme de sein sans qu’il y ait besoin de couture) sont en général très doux sur la peau.

Quel type de bas porter enceinte ?

Ici encore, cela dépend des futures mamans. Attention aux slips qui deviennent un peu justes et dont la couture « coupe » la fesse, pour le look comme pour le confort. Les dessous sans couture sont, en général, moins visibles sous les vêtements et conçus dans des microfibres bien élastiques. Les boxers et shorty marquent moins sous les pantalons. Ils sont pratiques si on ne veut pas porter de string. Quant à la culotte de maintien, elle n’est pas toujours indispensable. Cela dépend un peu des centimètres ajoutés au tour de taille. En fin de grossesse, elle reste mieux en place et protège bien le ventre, dont la peau peut devenir sensible au moindre frottement.


A partir de quand faut-il prévoir de la lingerie pour l’allaitement ?

Il faut prévoir une lingerie spécifique pour l’allaitement lorsque l’on prépare sa valise de maternité. Si, une fois bébé né, on se retrouve obligée de vivre sans soutien-gorge alors qu’on enchaîne les visites et qu’on a envie de se lever – avec une poitrine qui a triplé – c’est l’enfer ! Pour le séjour à la maternité nous recommandons d’avoir plusieurs soutiens-gorges ou brassières bien adaptés à la montée de lait, et éventuellement quelques caracos à brassière intégrée et munis de clips d’allaitement. Cela permet de porter des coussinets d’allaitement, même la nuit, et d’allaiter discrètement, surtout quand bébé tète devant notre cher beau-père à qui nous n’avons pas envie de montrer quoi que ce soit.

Y-a-t-il des matières à privilégier ? À éviter ?

Attention aux mailles élastiques et aux dentelles bas de gamme qui ne laissent pas respirer la peau. Transpiration et inconfort garantis ! Le coton est très doux sur la peau et existe en version bio, mais peu de modèles en coton se passent de couture au niveau du bonnet. D’ailleurs, l’élasticité n’est pas toujours au rendez-vous, ce qui joue beaucoup pour le confort. La microfibre a l’avantage d’être élastique et de sécher rapidement. Elle est assez pratique si on n’a que 2 ou 3 soutiens-gorges. Les fibres de bonne qualité se ne détendent pas, gardent leurs couleurs et résistent aux lavages nombreux. Mais,encore une fois, cela a un prix ! Certaines femmes ont de petites pertes de colostrum à la fin de la grossesse. C’est à prendre en compte car le coton, les bonnets rembourrés (ou coqués – sauf ceux équipés de la technologie Spacer qui est très aérée) sèchent moins vite que la plupart des fibres synthétiques.

Un dernier conseil pour nos lectrices ?

La lingerie, à tous les moments de la vie, est un atout de la féminité. Avec la grossesse, et surtout l’accouchement, le corps change beaucoup et on peut avoir du mal à s’adapter à cette nouvelle silhouette. La maternité est une étape durant laquelle la poitrine est vulnérable car les variations de volume peuvent être très importantes et détendre la peau qui retient les glandes mammaires. Nos conseils sont donc les suivants : vérifiez régulièrement que vous êtes bien dans vos sous-vêtements (que le confort et le maintien sont toujours au rendez-vous), et ne mettez pas le plaisir de côté. 9 mois avec une lingerie moche, c’est très long.  Accordez-vous au moins un modèle dans lequel vous vous sentez séduisante et bien dans votre peau. Cela peut servir de thérapie quand on se sent épuisée et qu’on ne rentre plus dans aucun pantalon.

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