Une jeune maman met en garde contre les diagnostics de la trisomie 21

Jordan Squires, une jeune britannique de 22 ans, conseille aux femmes enceinte de demander un second avis en cas de diagnostic de trisomie 21. On lui avait dit que son bébé était atteint de cette maladie et suggéré une IVG, elle a refusé. Elle a ensuite donné naissance à un bébé non trisomique.

Un refus d’avortement

Jordan et son compagnon attendaient cette grossesse depuis longtemps. En effet, la jeune femme avait subi une fausse couche avant que cette deuxième grossesse n’arrive, ce bébé était donc très désiré. Alors quand la sage-femme leur a dit d’attendre que le médecin arrive après l’échographie des 12 semaines, le couple était très inquiet : « Lorsque nous avons assisté à mon échographie de 12 semaines, j’ai tout de suite compris que quelque chose n’allait pas parce que la sage-femme semblait être inquiète« . Et pour cause, le médecin leur a ensuite annoncé que leur enfant était probablement atteint du syndrome de Down (trisomie 21) « en raison de la grande quantité de liquide placée derrière la nuque« .

Dans ces cas-là, le personnel soignant suggère aux parents une interruption volontaire de grossesse, un choix difficile que font souvent les parents (96% des cas). Ce ne fut pas le cas pour Jordan et son compagnon. Le couple était choqué qu’on ne leur propose rien d’autre, comme si l’IVG était la seule solution, Jordan s’est emporté à ce sujet : « Je n’allais pas faire ça, nous attendions ce bébé depuis si longtemps et nous allions aimer notre enfant quel que soit son handicap. J’étais furieuse qu’ils aient encouragé les gens à faire ça« .

Un diagnostic erroné

Jordan est aujourd’hui la maman d’un petit Jay qui a aujourd’hui un an et demi et qui, ne présente aucun signe de trisomie ni d’autre problème de santé. Une surprise pour les parents lors de la naissance qui militent depuis pour que les couples à qui on annonce que leur bébé est probablement atteint de trisomie 21 demandent un deuxième avis. Revenant sur la suggestion de l’IVG par les médecins, Jordan déclare : « D’autres parents auraient pu être convaincus par les médecins, ils auraient alors mis fin à une grossesse en bonne santé« .

Il est important de souligner que ce couple avait refusé l’amniocentèse, qui aurait pu leur donner un diagnostic plus fiable, en raison de l’augmentation du risque de fausse couche qu’elle comporte.


En France, n’importe quelle femme enceinte qui le souhaite peut bénéficier d’un dépistage de la trisomie 21. Lorsque le test s’avère positif,certains médecins vous porposeront d’avoir recours à un IVG, une décision qui reste difficile à prendre pour les parents. D’où parfois la necéssité de demander un deuxième avis car les risques de faux positifs existent toujours, comme avec Jordan. Mais il convient de bien vous informer sur cette maladie et la charge que cela peut entraîner dans l’éducation de votre enfant s’il en est effectivement porteur.