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AmniocentĂšse : tout ce qu’il faut savoir sur ce test prĂ©natal

L’amniocentĂšse est un test prĂ©natal qui permet Ă  votre obstĂ©tricien de recueillir des informations sur la santĂ© de votre bĂ©bĂ©. EffectuĂ© Ă  partir de la 15e semaine d’amĂ©norrhĂ©e, ce test consiste Ă  prĂ©lever un peu du liquide amniotique qui entoure le fƓtus. L’amniocentĂšse permet de savoir si le fƓtus est porteur d’une maladie gĂ©nĂ©tique ou d’une anomalie chromosomique comme le syndrome de Down, aussi appelĂ© trisomie 21. Elle est gĂ©nĂ©ralement proposĂ©e quand le tri-test et la premiĂšre Ă©chographie dĂ©montrent un risque plus Ă©levĂ© que le fƓtus souffre de ces affections


Comment se dĂ©roule l’amniocentĂšse ?

Le fƓtus et le placenta sont localisĂ©s grĂące Ă  une Ă©chographie. On introduit ensuite une fine aiguille dans la paroi abdominale et la cavitĂ© utĂ©rine afin de prĂ©lever une petite quantitĂ© de liquide amniotique. L’acte, s’il peut ĂȘtre impressionnant, est trĂšs peu douloureux et ne nĂ©cessite qu’une lĂ©gĂšre anesthĂ©sie. L’échantillon prĂ©levĂ© est envoyĂ© dans un laboratoire spĂ©cialisĂ© qui va procĂ©der Ă  l’élaboration d’un caryotype (photographie des chromosomes du fƓtus) . Les rĂ©sultats sont connus quelques jours aprĂšs, voire mĂȘme quelques semaines plus tard selon les anomalies recherchĂ©es.

Quelles sont les maladies et les anomalies que l’amniocentĂšse peut dĂ©tecter ?

L’amniocentĂšse dĂ©tecte des anomalies chromosomiques, les malformations du tube neural et des troubles gĂ©nĂ©tiques. Le syndrome de Down ou trisomie 21 est l’anomalie la plus commune des aberrations chromosomiques. Les maladies gĂ©nĂ©tiques sont les troubles comme la fibrose kystique, ou mucoviscidose, une maladie gĂ©nĂ©tique qui touche les voies respiratoires et le systĂšme digestif. L’anomalie la plus courante du tube neural est le spina bifida, une malformation localisĂ©e de la moelle Ă©piniĂšre. L’amniocentĂšse peut Ă©galement ĂȘtre pratiquĂ©e durant le troisiĂšme trimestre de la grossesse afin de dĂ©terminer le degrĂ© de maturitĂ© des poumons ou lorsqu’une anomalie est suspectĂ©e. L’amniocentĂšse tardive au cours du troisiĂšme trimestre permet Ă©galement de surveiller l’évolution d’une grossesse Ă  risques Ă©levĂ©s.

Quels sont les risques d’une amniocentùse ?

L’avortement spontanĂ© est le principal risque liĂ© Ă  l’amniocentĂšse. On observe de lĂ©gers saignements vaginaux ou une perte de liquide amniotique et, trĂšs rarement, une infection ou autre complication pouvant entraĂźner une fausse couche. Les risques de fausses couches, dans les deux semaines qui suivent l’amniocentĂšse, sont relativement faibles (0.5 Ă  1 %), mais non nĂ©gligeables. NĂ©anmoins depuis prĂšs d’un an, un autre test sanguin non invasif et tout aussi efficace est en train progressivement de remplacer l’amniocentĂšse dans certains hĂŽpitaux.


Peut-on refuser une amniocentĂšse ?

L’amniocentĂšse est conseillĂ© aux femmes ĂągĂ©es de 38 ans et plus dans les cas d’antĂ©cĂ©dents mĂ©dicaux particuliers mais n’est pas obligatoire. A partir de 38 ans, cet examen est pris en charge par la SĂ©curitĂ© sociale. Rien ne vous empĂȘche pourtant de demander une amniocentĂšse mĂȘme si vous n’ĂȘtes pas Ă  risque. Toutefois, vous ne serez pas remboursĂ©e. Il est important de discuter des risques et avantages de l’examen avec votre mĂ©decin. Une amniocentĂšse ne devrait ĂȘtre pratiquĂ©e que si les bĂ©nĂ©fices sont supĂ©rieures aux risques.


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