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Pourquoi raccourcir le séjour à la maternité ?

L‘Assurance-maladie propose de rĂ©duire le nombre de jours passĂ©s Ă  la maternitĂ©… Mais pourquoi ? Parce que cette disposition permettrait à la SĂ©curitĂ© sociale d’Ă©conomiser 280 millions d’euros, et ce, afin de participer aux objectifs du plan d’Ă©conomies concernant la santĂ©. Si cette mesure est prise, les mamans pourraient bientĂŽt quitter la maternitĂ© plus rapidement, le temps passĂ© dans une maternitĂ© française par une jeune mĂšre Ă©tant actuellement de 4,2 jours. Faisons le point.

Quelle est la situation actuelle ?

En France, une femme est hospitalisĂ©e en moyenne 1,2 jours de plus que dans d’autres pays dĂ©veloppĂ©s lorsqu’elle met au monde un enfant…. Enfin, s’il s’agit d’un accouchement par voie basse, pour lequel tout s’est bien dĂ©roulĂ©. Pour rĂ©duire ce temps passĂ© Ă  la maternitĂ©, l’Assurance-maladie propose donc que soit mis en place un meilleur accompagnement Ă  domicile aprĂšs l’accouchement. La mesure n’est pas nouvelle : depuis quelques annĂ©es, le PRADO (ndlr, programme d’accompagnement du retour Ă  domicile),  permet Ă  des jeunes mamans de rentrer chez elles au bout de trois jours, avec un suivi Ă  domicile par une sage-femme libĂ©rale. Cette mĂ©thode, en cours d’Ă©valuation, avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© mise en place dans diverses rĂ©gions depuis quelques annĂ©es, sans ĂȘtre toutefois systĂ©matique. La mesure proposĂ©e au lĂ©gislateur a pour but de gĂ©nĂ©raliser cette pratique et de dĂ©velopper l’offre de soins Ă  domicile aprĂšs l’accouchement. Écourter le sĂ©jour Ă  la maternitĂ© Ă  3 jours permettrait ainsi d’Ă©pargner 280 millions euros.

Que doit-on savoir de plus ?

Le projet est prĂ©sentĂ© par l’Assurance-maladie ce jeudi 26 juin 2014 Ă  la ministre de la SantĂ©, Marisol Touraine. Il comporte aussi d’autres propositions comme la prise en charge de patients Ă  domicile, notamment pour la dialyse. Dans ce projet, il est par ailleurs soulevĂ© le problĂšme des dĂ©penses excessives sur le volet prescriptions : certains mĂ©decins se montreraient en effet trop gĂ©nĂ©reux dans le recours aux mĂ©dicaments. En sensibilisant les mĂ©decins Ă  cet effort, la SĂ©curitĂ© sociale pourrait Ă©conomiser selon elle quelque 400 millions d’euros.

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