Plus jamais de femmes enceintes en prison ?

L’Assemblée nationale a voté le 5 juin dernier un amendement concernant la suspension des peines de prison pour les femmes enceintes. Mais que contient cet amendement ?

Porté par le député Alain Tourret, ce dernier stipule que la prison doit être évitée, voire suspendue pour les femmes enceintes. La modification exclue toutefois les futures mères qui auraient commis des crimes ou des délits contre des mineurs. Si la peine est suspendue pendant 2 ans pour les femmes enceintes, cette révision précise que ce délai est ramené à 4 ans pour celles dont la grossesse est de plus de 12 semaines.

En Europe, on compte 500 nourrissons incarcérés avec leur maman mais vers l’âge de 10 mois le tout-petit commencerait à ressentir l’enfermement, ce qui pourrait perturber son développement. De plus, les femmes enceintes vivent moins bien leur grossesse, leur angoisse étant multipliée par la peur d’accoucher seule, l’enfermement et l’isolement.


La loi permet aujourd’hui à une femme d’élever son enfant en prison jusqu’à ses 18 mois. Ensuite, les enfants sont soit confiés à la famille ou aux proches, soit placés en familles d’accueil.

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