Pays-Bas : des bébés sont euthanasiés et sans l’avis des parents !

Aux Pays-Bas, les médecins pratiquent l’euthanasie sur des nourrissons s’ils estiment que leur souffrance est trop importante. Si cette pratique se fait normalement avec le consentement des parents, la décision se prend en règle générale sans celui-ci et même contre leur opinion, sans aucun scrupule.

L’euthanasie, qu’est-ce que c’est ?

L’euthanasie, c’est lorsqu’un médecin provoque la mort d’un patient dont la maladie est incurable dans le but de mettre fin à ses souffrances, les abréger. Il existe deux types d’euthanasie : « l’euthanasie active » lorsqu’un tiers donne à un malade une substance légale afin de provoquer la mort. Et « l’euthanasie passive » lorsqu’un traitement est arrêté, tout comme l’alimentation ou l’hydratation artificielle d’un patient. Le malade est alors plongé dans un coma qui peut provoquer sa mort quelques jours plus tard. Dans la plupart des pays, en France notamment, cette pratique est illégale.

Le protocole de Groningen

En 2002, la pratique de l’euthanasie a été légalisée aux Pays-Bas et depuis cette année-là, en moyenne 2 500 personnes par an ont été euthanasiées, même des mineurs. Trois ans après, le protocole de Groningen a été autorisé, ce qui permettait alors aux médecins de décider de mettre fin à la vie de nouveau-nés lorsqu’ils sont atteints d’une très grave affection et que leur qualité de  vie est fortement menacée.

Interviewé par Médias Presse Info, le chef de néonatologie de l’hôpital de l’Université libre des Pays-Bas a déclaré, concernant le fait que les médecins ne consultent pas les parents lorsqu’il s’agit d’euthanasier leur bébé : « Nous ne pouvons pas laisser un enfant vivre dans des conditions inhumaines. »

Pour l’unité de néonatologie de ce centre, il est tout à fait normal de donner une quantité mortelle de sédatifs aux nourrissons. Et ce, même si les parents souhaitent garder leur bébé en vie, bien qu’il soit sous assistance respiratoire : « C’est une décision difficile, mais nous ne pouvons pas laisser un enfant vivre dans des conditions inhumaines, même si les parents le veulent. Dans une telle situation, seul le médecin peut déterminer objectivement ce qui est mieux pour le patient », a-t-il confirmé.

Les différents critères

Le protocole a défini les différents degrés de dépendance aux soins médicaux administrés pour appliquer l’euthanasie aux nourrissons. Il y a tout d’abord ceux qui mourront peu après la naissance, ceux qui auront besoin de soins intensifs pour rester en vie (mais toutefois leur vie ne durera pas longtemps) et enfin ceux qui ont été diagnostiqués « sans espoir ». Depuis, des centaines de bébés ont été euthanasiés aux Pays-Bas, avec ou sans le consentement des parents…


Et dans le reste du monde ?

L’euthanasie est source de nombreux débats partout dans le monde. La forme active est légale en Colombie, aux Pays-Bas, en Belgique et au Luxembourg, tandis que l’euthanasie passive ou le suicide assisté est autorisé en Espagne, en Suisse, en Allemagne, en Slovénie, en Hongrie, en Norvège, en Suède, en Finlande, dans l’Oregon (États-Unis), dans l’Etat de Washington (États-Unis), et au Mexique.

Et en France ?

Le « droit à mourir » est très encadré dans notre pays. La loi Leonetti de 2005 (du député UMP Jean Leonetti) a instauré le droit au « laisser mourir » avec des soins palliatifs. Ainsi, cette loi permet, après autorisation des proches ou du malade, à administrer un traitement antidouleur « qui peut avoir pour effets secondaires d’abréger sa vie », mais pas de provoquer directement la mort. On est donc très loin en France de la délégation aux seuls médecins de l’appréciation du devenir des nouveau-nés présentant des complications très graves.

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