Les sages-femmes sont plus sous pression qu’avant

Un rapport du Royal College of Midwives (organisation de sages-femmes), au Royaume-Uni a montré que ces dernières subissaient plus de pression qu’avant à cause notamment de l’augmentation des naissances chez les mamans de plus de 35 ans.

Le manque de personnel dans les maternités est en cause et les sages-femmes regrettent de ne pas pouvoir consacrer plus de temps à ces femmes dont la grossesse doit être surveillée de plus près.

En 2014, 6859 bébés de plus ont été mis au monde par des femmes de plus de 30 ans qu’en 2013. Les femmes de plus de 40 ans qui sont devenues maman ont presque doublé de 1999 à 2014, passant de 14,252 à 29,010 au Royaume-Uni. Le problème? Le manque de sages-femmes ne s’arrange pas puisque le nombre d’entre elles ayant atteint la cinquantaine a doublé entre 2001 et 2014.

« Les meilleurs soins quels que soient les âges des futures mamans »

Cathy Warwick, la directrice du RCM a déclaré : « Toutes les femmes méritent les meilleurs soins quel que soit l’âge où elles sont enceintes. Les femmes ont le droit de donner naissance même tard dans leur vie et nous les soutenons. » Cathy Warwick poursuit: « Mais généralement, les femmes plus âgées ont besoin de plus de soins que les autres durant leur grossesse, ce qui signifie un besoin accru de sages-femmes. »

661 496 bébés sont nés en Angleterre l’année dernière, ce qui fait 100 000 bébés de plus depuis 2001. La fondatrice de la chaîne télévisée consacrée aux parents, Siobhan Freegard, précise: « Etre enceinte plutôt tard dans sa vie était courant dans les années 1930 et 1940 car les familles étaient plus grandes qu’aujourd’hui. » Elle poursuit: « Ce qui est nouveau c’est que, de nos jours, les femmes ont leur premier enfant plus tard et l’augmentation des FIV exige aussi un suivi plus conséquent des patientes. » Siobhan s’inquiète du manque de personnel et de l’augmentation des grossesses à risques: « Une grande partie de ces grossesses ont besoin de plus d’attention et le manque de sages-femmes fait que les équipes médicales se battent pour assurer un bon suivi à chaque femme prise en charge. »


Enfin, Cathy Warwick confie au Huffington Post UK que sa plus grande inquiétude à la lecture de ce rapport est que les sages-femmes risquent de ne pas être remplacées après leur retraite : « Nous voulons voir des actions maintenant et plus d’écoles de sages-femmes. » déclare-t-elle.

En France aussi !

Une polémique anglaise qui ressemble étrangement à ce que l’on entend en France aussi. Les sages-femmes luttent depuis des années non seulement pour une meilleure reconnaissance de leurs compétences mais aussi pour davantage de moyens en maternités, les fermetures de petites maternités de niveau 1 avec le report des suivis sur les structures plus importantes, n’étant pas suivies systématiquement d’embauches en suffisance dans les grandes structures. Certaines maternités de niveau 3 ont conclu des partenariats avec des sages-femmes libérales de leur secteur pour le suivi des femmes enceintes à bas risques, mais cela ne règle pas tous les problèmes. Et notamment pas le manque de sages-femmes sur les plateaux techniques qui assurer un accompagnement plus personnalisé pendant l’accouchement…

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