En Angleterre des mamans se portent volontaires pour allaiter un petit garçon

Ronja Wiedenbeck, une jeune Anglaise de 26 ans a eu la malchance de se trouver à l’hôpital à cause d’un kyste à l’ovaire. A cause de fortes douleurs ressenties, Ronja a dû bénéficier d’un traitement qui l’a tout simplement empêchée de donner le sein à son fils. Rio, son petit garçon de 11 mois, s’est donc retrouvé démuni face à ce manque de nourriture. Refusant le biberon et le lait infantile, la maman, au désespoir de ne pas voir son fils allaité, a posté une annonce sur Facebook des plus inattendues. Sur un groupe de mamans, elle a demandé à d’autres mamans de se porter volontaires afin de nourrir le petit Rio et le résultat ne s’est pas fait attendre.

Un soutien entre mères allaitantes

En un rien de temps, pas moins de 1 000 mamans se sont manifestées. Ronja en a donc choisi 5 qui se sont parfaitement occupées de son petit Rio. Une des mamans a même fait le déplacement une heure seulement après la publication de l’annonce sur Facebook. Afin de partager avec le plus grand monde son bonheur, Ronja a publié quelques photos des scènes d’allaitement. Elle y a même déclaré : « Le soutien que j’ai reçu a été incroyable et c’est admirable de voir à quel point nous, les mères allaitantes, nous nous soutenons quand le besoin s’en fait sentir. ».

La jeune maman a également tenu à partager cet instant sur les réseaux sociaux afin de sensibiliser les personnes au phénomène. Elle a voulu montrer à quel point l’allaitement ne devait pas être réprimé et qu’il n’y a rien de « dégoûtant » à l’idée de partager son lait maternel. Quand la situation l’exige, il est, pour elle, important que toutes les mamans allaitantes soient solidaires.

Qu’en est-il en France de la législation sur le partage du lait maternel ?

En France, le phénomène de partage de lait maternel est très surveillé. En effet, seuls les laits récoltés et analysés par les lactarium peuvent être utilisés auprès des bébés dans le besoin. Tout ce travail médical est important afin d’éliminer tout risque de contamination par bactéries (le plus souvent les staphylocoques) ou par virus (Hépatite B ou C) qui pourraient nuire à la santé du bébé. Dans ces cas, la pasteurisation reste la priorité des autorités compétentes.


D’ailleurs, le lait maternel partagé vient uniquement de dons anonymes effectués par des mères qui ont un surplus de lait. Ainsi, il y a nécessité à vérifier les conditions de santé des donneuses mais aussi la qualité bactériologique du lait avant et après la pasteurisation. Malheureusement, certaines pratiques illégales ont encore lieu de nos jours. Des mamans vendent ou achètent du lait maternel sur Internet, ce qui est totalement interdit par la loi. La législation française stipule également qu’aucun échange ne doit être effectué hors d’un contrôle médical. Sur les réseaux sociaux comme Facebook, certaines mères sont mises en relation sauf que de graves risques peuvent être encourus par le bébé receveur.

© Ronja Wiedenbeck/Instagram
© Ronja Wiedenbeck/Instagram
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