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Princesse-Rebecca, un nouveau prénom rejeté par la justice de Besançon

A Besançon, lundi 2 mars, un couple de parents originaire du Togo a reçu un courrier provenant du palais de justice de Besançon. Mais qu’a fait ce couple ? L’histoire est rapportĂ©e par le site internet l’Est RĂ©publicain.

Ces parents attendaient la dĂ©cision de la justice concernant le droit de prĂ©nommer leur petite fille ĂągĂ©e de 6 mois, Princesse-Rebecca. Mais pour le tribunal de Besançon, Princesse-Rebecca n’est pas un prĂ©nom, il aestimĂ© que le prĂ©nom Ă©tait trop difficile Ă  porter car il est peu usitĂ© et possĂšde une consonance ridicule, ou trop fantaisiste selon lui. On a de plus appris que la prĂ©sidente de la chambre civile a aussi expliquĂ© que des expressions comme « faire sa princesse » ou « se donner des airs de princesse » pourraient nuire Ă  la petite fille de ce couple.

Les parents, Victor et Fortune Kadje, sont aujourd’hui tristes de cette dĂ©cision. Ils avaient choisi le prĂ©nom de leur fillette en rĂ©fĂ©rence au grand-pĂšre de Victor Kadje qui s’appelait Prince et Rebecca est une rĂ©fĂ©rence biblique car la famille est chrĂ©tienne. Ils tenaient aussi Ă  donner Ă  leur bĂ©bĂ© un prĂ©nom composĂ© comme leur premier enfant prĂ©nommé Isaac-Arnaud. « Ce qui me touche le plus c’est que c’est un prĂ©nom français pas togolais. J’ai le sentiment qu’on ne veut pas que la fille d’un noir porte ce prĂ©nom », a confiĂ© le pĂšre Ă  nos confrĂšres de l’Est RĂ©publicain.

Il faut par ailleurs savoir qu’il n’a pas Ă©tĂ© prĂ©cisĂ© si Ă  ce jour, le couple avait choisi un nouveau prĂ©nom pour leur fille.

A savoir en France…

Depuis 1993, l’officier de l’Ă©tat-civil ne peut refuser les prĂ©noms choisis par les parents sauf s’il estime que le prĂ©nom est de nature Ă  porter prĂ©judice Ă  l’enfant. Il peut, dans ce cas, saisir le procureur de la RĂ©publique. Si Ă  son tour, ce dernier juge le prĂ©nom contraire Ă  la loi, il fait appel au magistrat qui saisit le juge aux affaires familiales. C’est lui qui a le dernier mot et qui peut donc s’opposer au prĂ©nom et ordonnĂ© sa suppression.

Des cas similaires

On le sait, le choix du prĂ©nom est une vraie responsabilitĂ© pour les parents, parfois mĂȘme un vrai casse-tĂȘte. Certains trouvent alors leur inspiration grĂące aux prĂ©noms de leur personnalitĂ© prĂ©fĂ©rĂ©e. En 2013, une petite fille, Rhianna est nĂ©e Ă  Brazey-en-Plaine prĂšs de Dijon. Ils avaient appelĂ© leur premiĂšre fille, Djaysie, en hommage au rappeur amĂ©ricain Jay-Z.

Plus rĂ©cemment, c’est une autre affaire qui avait fait grand bruit sur le web et dans les mĂ©dias. Le tribunal de Valenciennes avait rejetĂ© la demande d’un couple qui souhaitait appeler leurs deux filles Fraise et Nutella.

 

 

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