Les catastrophes naturelles peuvent-elles avoir un impact sur l’ADN des bébés ?

En 1998, une « crise du verglas » a touché le nord-est de l’Amérique du nord. Au Canada notamment, une tempête de pluies verglaçantes a duré 5 jours. Des familles sont restées des jours, voire des semaines sans électricité, les transports ont été stoppés… 3 millions de foyers québécois ont été plongé dans le noir pendant plus de 45 jours. Un événement très stressant.

Une étude publiée dans la revue PLOS ONE révèle aujourd’hui que ces intempéries auraient un impact sur les bébés. Eh oui, les « enfants du verglas », comme on les appelle, porteraient la marque génétique du stress, comme nous l’indique le site internet canadien TVA Nouvelles.

Les recherches ont été réalisées par l’Institut universitaire en santé mentale Douglas et l’Université McGill. L’étude a pour nom « le projet verglas » et a été réalisée auprès de 150 familles. Les chercheurs se sont intéressés à des femmes qui étaient enceintes pendant la tempête ou peu de temps après, et aux conséquences du stress sur leur fœtus.

Que nous révèle l’étude ?

Les scientifiques auraient découvert dans l’ADN des enfants nés après la tempête la marque du stress. C’est le fait d’avoir subi ce stress prénatal qui marquerait le profil épigénétique des enfants.

Petite précision : c’est le stress dit « objectif » de la situation, par exemple le fait d’avoir vécu jusqu’à cinq semaines pour certaines familles sans électricité, qui a eu un impact sur l’ADN des petits, et non le degré de stress ressenti par la maman.


Les adolescents d’environ 13 ans aujourd’hui, nés après la tempête, ont apparemment un nombre inférieur de lymphocytes T (des leucocytes, en charge de l’immunité cellulaire).

A terme, quels sont les conséquences de cette marque de stress chez les enfants concernés ? L’étude nous indique qu’il est encore trop tôt pour se prononcer sur la question, mais cette modification des gènes de l’immunité pourrait peut-être entraîner éventuellement de l’asthme, du diabète ou bien de l’obésité chez certaines des personnes concernées.

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