Alcoolisation fœtale : encore 8000 bébés naissent malformés

Un médecin ou tout autre professionnel du monde médical ne cessera de le répéter : une femme enceinte ne doit pas consommer de l’alcool.

De nombreuses études ont prouvé que boire durant la grossesse n’est pas sans danger pour le bébé. En effet, à chaque verre que maman boit, bébé trinque également et boit autant car l’alcool passe directement au travers de la paroi du placenta. Chaque verre d’alcool avalé accroît les risques de fausses couches et de malformations. Et la preuve est là !

L’Académie nationale de médecine vient de tirer à nouveau la sonnette d’alarme. Effectivement, chaque année, 8 000 enfants viennent au monde mal formés ou avec des troubles du comportement.

Qu’est-ce que le syndrome de l’alcoolisation fœtale ?

Le syndrome d’alcoolisation fœtale représente, selon Santé-Médecine, « le plus sévère effet sur l’enfant de la consommation d’alcool par la mère durant la grossesse ». Il se traduit par des troubles psychiques, du comportement chez l’enfant avec une difficulté d’apprentissage, de mémorisation, d’attention mais aussi par des anomalies sur le visage de l’enfant. Ce syndrome est la principale cause non génétique de handicap mental pour un enfant.

Une femme enceinte sur quatre continuerait de boire de l’alcool

Dans le but d’alerter de la gravité de la situation, l’Académie de médecine a publié un rapport sur les risques que peut entraîner le syndrome de l’alcoolisation fœtale. On peut alors lire que « la France n’est pas épargnée par ce fléau qui atteint les enfants de la naissance à l’adolescence, et se manifeste dans sa forme la plus grave et complète par le Syndrome d’Alcoolisation Fœtale associant une dysmorphie cranio-faciale, un retard de croissance et un déficit mental. »


Et pourtant, il existe de nombreuses campagnes de prévention et des études ont prouvé qu’il ne fallait en aucun cas consommer de l’alcool durant la grossesse. Malgré cela, « encore aujourd’hui, une femme enceinte sur quatre continuerait de boire de l’alcool« , a déclaré Gilles Crépin, professeur de médecine et membre de l’Académie nationale de médecine.

Mieux informer, pour mieux protéger

Selon une étude réalisée récemment, plus de 20 % des Français ignorent les risques de l’alcoolisation fœtale. Voilà pourquoi le Pr Gilles Crépin demande que toutes les femmes en âge de devenir maman et tous les professionnels de la santé soient mieux informés quant aux risques des effets de l’alcool sur le fœtus. Par ailleurs, pour conclure ce rapport, les auteurs n’ont alors qu’un seul mot d’ordre : « tolérance zéro alcool pendant la grossesse. »

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