Neufmois.fr » Au fil de l'actu » Actus grossesse » 167 000 françaises vivent dans un dĂ©sert obstĂ©trical

167 000 françaises vivent dans un désert obstétrical

D’aprĂšs une Ă©tude de la Direction de la recherche, des Ă©tudes, de l’évaluation et des statistiques (Drees), publiĂ© le 24 janvier dernier, prĂšs de 170 000 françaises vivraient dans un dĂ©sert obstĂ©trical. Ces femmes vivraient dans des communes oĂč trĂšs peu de sages-femmes exercent et se trouveraient Ă  environ 45 minutes de la maternitĂ© la plus proche. Des chiffres alarmant qui font Ă©cho aux fermetures de plusieurs maternitĂ©s en France.

Plus de sages femmes

Si l’on connaĂźt maintenant bien le terme de dĂ©sert mĂ©dical, on avait encore peu entendu parler de dĂ©sert obstĂ©trical ou obstĂ©trique. D’aprĂšs le rapport de la Drees, environ 13 000 communes sont considĂ©rĂ©es comme « sous-dense » en sages-femmes.

Pourtant, si l’on regarde les chiffres, le nombre de sages-femmes a augmentĂ© de 5,4% entre 2016 et 2017. On pourrait donc penser que les femmes en Ăąge de procrĂ©er ont suffisamment accĂšs Ă  ces professionnels de santĂ©, mais d’aprĂšs cette Ă©tude, il n’en est rien. En effet, comme pour les mĂ©decins, il existe de grandes disparitĂ©s gĂ©ographiques. Il est plus simple d’avoir accĂšs Ă  ces professionnels de santĂ© « dans les grands pĂŽles urbains et le long du littoral« .

En tout, il y a environ 22 000 sages-femmes sur le territoire français, ce qui est toujours trop peu. De nombreuses futures mamans se retrouvent donc trop éloignées de certains professionnels de santé, notamment les sages-femmes, et ont donc des difficulté à avoir un suivi de grossesse.

De moins en moins de maternité

Si on regarde les chiffres de la Drees, l’Ă©tude montre que 1,5% de la population, soit 968 000 personnes, dont 167 000 femmes en Ăąge d’avoir des enfants, n’ont accĂšs ni aux professionnels de santĂ©, ni Ă  une maternitĂ©. Ce qui ne fait qu’ajouter du stress Ă  la future maman.

En cause, les fermetures de plus en plus mĂ©diatisĂ©es, de certaines maternitĂ©s situĂ©es dans des zones plus rurales. Les chiffres parlent d’eux-mĂȘmes : les services de maternitĂ© ont diminuĂ© de 40% entre 1996 et 2016, passant de 800 Ă  500. Une dure rĂ©alitĂ© qui touche aujourd’hui de nombreuses femmes.

La Drees tient tout de mĂȘme Ă  rassurer dĂšs le dĂ©but de son rapport, en expliquant que : « 7 habitants sur 10 bĂ©nĂ©ficient d’un bon accĂšs Ă  un professionnel de premier recours (que ce soit un mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste, un infirmier ou un masseur-kinĂ©sithĂ©rapeute)« . Tout de mĂȘme, il est important de souligner que tous les habitants devraient avoir accĂšs Ă  tous ces professionnels de santĂ©, et notamment les femmes enceintes.


À lire absolument