Le diabète gestationnel apparaît en cours de grossesse et peut avoir des conséquences négatives sur le fœtus. Cette pathologie est souvent diagnostiquée par des tests de dépistage effectués entre les semaines 24 et 28 de la grossesse. Dépisté à temps et bien surveillé, le diabète gestationnel est généralement sans danger pour la mère comme pour l'enfant. Qu'est-ce-que le diabète gestationnel ?
Le diabète gestationnel est une maladie qui se traduit par un taux de sucre dans le sang (glycémie) trop élevé. L'organisme de la femme enceinte ne produit pas suffisamment d'insuline pour réguler l'augmentation du sucre dans son sang. Ce type de diabète apparaît surtout chez les femmes enceintes présentant une hérédité familiale de diabète, celles âgées de plus de 35 ans ou présentant une importante surcharge pondérale ou encore de l'hypertension artérielle ou celles ayant un gros bébé. Le diabète gestationnel disparaît toujours après l'accouchement.
Comment dépister un diabète gestationnel ?
Le diabète gestationnel peut se manifester, comme les diabètes de type 2 ou de type 1, par une soif intense, des envies d’uriner récurrentes et des fringales. Une sensation de malaise général, une fatigue importante ou des pertes de connaissance peuvent aussi constituer des signes qu'il ne faut pas négliger. Une consultation s'impose !
Mais il se peut aussi que le diabète gestationnel reste silencieux durant la grossesse. En France, les futures mamans doivent faire un test mensuel de détection du sucre dans les urines, mais ce test n'est pas suffisant pour dépister le diabète gestationnel. En cas de doute lié à l'existence de symptômes, un autre test peut être effectué. Il s'agit de provoquer une hyperglycémie par l'absorption d'une charge de 50 à 75 g de glucose après une première prise de sang. Deux autres prises de sang sont effectuées une heure puis deux heures après l'absorption du glucose.
Si le diabète gestationnel est confirmé, des examens sont prescrits (échographie foetale, électrocardiogramme, fond d'œil...) pour rechercher d’éventuelles complications.
Quels sont les risques du diabète gestationnel ?
Le diabète gestationnel entraîne un risque d'hypertension artérielle qui peut s'agggraver en pré-éclampsie ou éclampsie (convultion et perte de connaissance). Par ailleurs, certaines complications du diabète (problèmes rénaux, pathologies de la rétine et du coeur) s'aggravent pendant la grossesse. Le diabète de la mère non traité favorise aussi certaines malformations chez l'enfant et un gros poids de naissance, nécessitant une césarienne (au-delà de 4,5kg). A la naissance, le bébé risque également de souffrir d'hypoglycémie, ce qui peut provoquer des lésions neurologiques, et plus fréquemment de jaunisse et de détresse respiratoire (causée par l'immaturité de ses poumons, un retard lié au diabète).
Comment traiter le diabète gestationnel ?
Un régime antidiabétique (privilégiant les sucres lents et limitant les sucres rapides) et un exercice physique régulier à base de sports doux comme la gym prénatale, la natation et la marche permettent de maintenir à eux seuls une glycémie normale dans 20 à 70 % des grossesses à risque.
Si ces mesures ne sont pas suffisantes, le traitement d’un diabète gestationnel se fait par insuline tout au long de la grossesse, avec un contrôle de la glycémie au doigt aux trois principaux repas. Ce traitement nécessitera une hospitalisation dans un service de diabétologie afin d'adapter les doses d'insuline et de vous informer sur les contraintes nutritionnelles. Les injections s’arrêtent à l’accouchement.
Le diabète gestationnel peut être maîtrisé grâce à un traitement adéquat et un suivi médical régulier. Il est important de suivre attentivement les recommandations du gynécologue ou de la sage-femme et du nutritionniste.
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