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S.O.S bébé a la gastro : que faire ?

Ouhlalala ! BĂ©bĂ© a mal au ventre ! Il se tortille Ă  droite et Ă  gauche et a ce regard lĂ©gĂšrement vitreux qui annonce les prĂ©mices de la maladie… Mais quelle maladie ? Ne vous inquiĂ©tez pas, vous la reconnaĂźtrez bien assez vite : douleurs, vomissements, diarrhĂ©es, parfois (mais pas toujours) fiĂšvre, et la grande gagnante est… la gastro-entĂ©rite Ă  rotavirus ! Quelle peste celle-là ! Mais comment lutter contre elle et soulager bĂ©bé ? Toutes les rĂ©ponses ici.

La solution radicale pour prévenir la gastro-entérite

C’est tout simple, cela consiste Ă  rĂ©gler le problĂšme en amont en faisant vacciner bĂ©bĂ©. Pour cela, il n’y a pas trente-six mille solutions puisque seuls deux vaccins par voie buccale existent : le vaccin RotarixÂź et le vaccin RotateqÂź. L’intĂ©rĂȘt du vaccin, c’est d’éviter Ă  bĂ©bĂ© une hospitalisation pour cause de dĂ©shydratation, laquelle peut ĂȘtre mortelle chez un tout-petit (chaque annĂ©e, environ une dizaine de bĂ©bĂ©s dĂ©cĂšdent des suites d’une gastro-entĂ©rite Ă  rotavirus en France). Et l’inconvĂ©nient d’une hospitalisation, outre la gravitĂ© de l’état de bĂ©bĂ©, c’est qu’il peut y contracter une maladie nocosomiale, le plus souvent la bronchiolite Ă©tant donnĂ© que les deux pics de contamination coĂŻncident, Ă  savoir du 15 novembre au 15 janvier de chaque annĂ©e.

L’organisme de bĂ©bĂ© Ă©tant affaibli, il cĂšde d’autant plus facilement au virus respiratoire syncytial (VRS). Ceci Ă©tant, le vaccin n’est pas la garantie Ă  coup sĂ»r d’éviter la contamination : la vaccination permet de rĂ©duire de 50% le risque de gastro-entĂ©rite quelle que soit son origine (pas seulement le rotavirus) et d’éviter 70% des hospitalisations et donc des risques de contaminations nocosomiales.

Le hic : ils sont coĂ»teux car non remboursĂ©s par la sĂ©curitĂ© sociale (comptez entre 90 et 150€ et faites jouer la concurrence entre les officines car les prix de l’une Ă  l’autre varient), ils doivent ĂȘtre impĂ©rativement effectuĂ©s en deux prises (Rotarix) ou trois prises (Rotateq) entre 4 et 6 mois et ils peuvent provoquer – trĂšs rarement c’est vrai, mais mieux vaut le savoir – une invagination intestinale.

La solution de prévention naturelle

La meilleure des prĂ©ventions naturelles reste incontestablement l’allaitement qui permet au tout-petit de bĂ©nĂ©ficier de la protection des anticorps de sa maman. Ensuite, Ă©videmment, une bonne hygiĂšne est indispensable mais ne garantit absolument pas que bĂ©bĂ© sera Ă©pargnĂ©. MalgrĂ© ce constat nĂ©gatif, il est indispensable de bien se laver les mains avant de s’occuper de bĂ©bĂ© ou de lui prĂ©parer son biberon.

Le hic : ce virus est extrĂȘmement rĂ©sistant et mĂȘme les produits dĂ©sinfectants n’en viennent pas Ă  bout. On sait qu’il peut survivre plusieurs jours sur des surfaces apparemment propres et plusieurs heures sur la peau.

Comment réagir si bébé a attrapé la gastro ?

Chez un tout-petit de moins de 6 mois, la gastro-entĂ©rite est une urgence car il se dĂ©shydrate extrĂȘmement vite. Il faut toujours avoir chez soi des sels de rĂ©hydratation orale (remboursĂ©s par la sĂ©curitĂ© sociale) Ă  donner Ă  bĂ©bĂ© toutes les dix minutes si bĂ©bĂ© vomit beaucoup ou toutes les demi-heures dans le cas oĂč il les ingĂšre sans souci. Bien entendu, pour un tout-petit de cet Ăąge, il faut consulter rapidement (dans la journĂ©e) le pĂ©diatre. Si sa fontanelle se creuse, c’est une urgence absolue : filez aux urgences !

Autres symptĂŽmes d’alerte, la persistance du pli cutanĂ© (en pinçant sa peau lĂ©gĂšrement, on remarque que le pli demeure une Ă  deux secondes), une grande apathie voire une perte de connaissance, et une de poids Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  10% du poids de bĂ©bĂ©.

AprĂšs l’ñge de 6 mois, il est prĂ©fĂ©rable de consulter le mĂ©decin, mais, Ă  condition de bien rĂ©hydrater bĂ©bĂ© avec des sels de rĂ©hydratation orale, le rendez-vous peut attendre le lendemain si bĂ©bĂ© n’est pas apathique, si le pli cutanĂ© est normal et la perte de poids minime. Dans tous les cas, un coup de fil au cabinet mĂ©dical est prĂ©fĂ©rable dĂšs l’apparition des symptĂŽmes, notamment pour vĂ©rifier la nĂ©cessitĂ© d’une restriction diĂ©tĂ©tique.

 

 

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