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Quand il a fallu arrĂȘter d’allaiter mon bĂ©bĂ© trop rapidement pour moi

Bonjour Ă  toutes, je suis Angy une jeune maman qui a fait le choix d’allaiter malgrĂ© de nombreuses complications et je tenais Ă  vous faire partager mon expĂ©rience dĂšs la naissance de mon premier bĂ©bĂ©.

Un dĂ©but d’allaitement vraiment douloureux

Aussi beau soit-il d’allaiter son enfant, les dĂ©buts sont trĂšs compliquĂ©s. Deux jours aprĂšs la naissance de ma merveilleuse petite fille, celle-ci m’avait dĂ©jĂ  fait des crevasses. Entre saignements, douleurs et peur de perdre mon bĂ©bĂ© Ă  cause d’une incompatibilitĂ© sanguine dont j’ignorais que cela ne pouvait rien lui faire… Je ne savais plus comment faire.
Tout se mĂ©lange. Entre cette possibilitĂ© d’abandonner l’allaitement mais en mĂȘme temps cette envie de donner mon lait. La jaunisse aussi a fragilisĂ© mon Ă©tat et m’a seulement fait comprendre que mon enfant n’Ă©tait plus protĂ©gĂ© dans mon ventre. J’ai tenu bon et malgrĂ© tout j’ai allaitĂ© 1 mois et demi… Mes seins ne guĂ©rissaient pas, chaque tĂ©tĂ©e Ă©tait Ă  la fois un supplice et un bonheur. J’apprĂ©hendais cet instant et en mĂȘme temps je ne voulais pas qu’on me l’enlĂšve. DĂšs qu’elle tirait sur mon sein c’Ă©tait comme si on m’arrachait une croĂ»te de ma plaie.

Une délivrance rapidement entachée

Et puis un jour, Ă  la PMI oĂč j’allais faire peser bĂ©bĂ©, l’infirmiĂšre m’a parlĂ© de l’embout de sein et d’une crĂšme magique, ces deux-lĂ  Ă©taient devenus mes meilleurs amis. Puis tout d’un coup l’allaitement devenait facile, quelque chose de merveilleux, un petit plus dans ma journĂ©e que je pouvais partager avec mon bĂ©bĂ©. Je devenais mĂšre pour la seconde fois, cet instant ou tu ne cries plus par peur de donner le sein laisse place Ă  ce son : entendre son enfant se nourrir.
Ma fille pleurait beaucoup moins car j’Ă©tais plus sereine, plus calme et beaucoup moins stressĂ©e. Il n’empĂȘche que je n’ai pas pu faire autrement que de passer au lait artificiel, ma fille ne prenait pas assez de poids. J’ai dĂ» donner un peu des deux… Mon sein et le biberon, ce satanĂ© objet qui m’Ă©loignait de mon bĂ©bĂ©.
J’ai Ă©tĂ© frustrĂ©e mais heureuse malgrĂ© tout car ma fille allait prendre du poids, elle allait grandir, elle allait se nourrir. Puis petit Ă  petit mon sein est devenu la tĂ©tĂ©e du rĂ©confort qui apaisait ma fille, qui lui rappelait que j’Ă©tais sa maman. Avec sa odeur, sa chaleur… je vivais encore une autre Ă©tape avec elle.

Mon bonheur d’ĂȘtre maman avant tout

Ma petite fille ne pleure plus dĂ©sormais, et ne cesse de faire des sourires. Elle dort 11 heures par nuit et mon mari et moi sommes mĂȘme obligĂ©s de la rĂ©veiller le matin.
J’aurais aimĂ© mettre en scĂšne mes rĂȘves, l’allaiter jusqu’Ă  ce qu’elle me dise stop mais on ne fait pas toujours ce que l’on veut. J’ai pu lui donner le meilleur, j’en suis sĂ»re, et ce qui compte ce n’est pas la durĂ©e mais l’intensitĂ© de chaque moment. Donc je suis avec à toutes les mamans : que la vie vous chĂ©risse de toutes ses joies.

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