La crèche familiale, focus sur un mode de garde peu connu des jeunes parents

“J’ai le plaisir de vous informer qu’une place en crèche familiale vous a été attribuée pour votre enfant.” Les mots sont d’une grande simplicité. Et pourtant, on se surprend à les relire une deuxième fois, voire une troisième, tant ils paraissent improbables. Eh oui, après des mois, que dis-je, des années d’attente, j’ai enfin obtenu le Saint-Graal de la Petite Enfance. Mais si le mot “crèche” n’a aucun secret pour moi, en revanche, le terme “crèche familiale” m’a semblé bien plus obscur. Focus sur ce mode de garde peu connu des jeunes parents.

Le rôle de l’assistant maternel dans une crèche familiale

La première chose à savoir – et il faut être clair sur ce point – en rejoignant une crèche familiale, l’enfant n’intègre pas une crèche collective. En effet, il est confié à un(e) assistant(e) maternel(le) agréé(e) par la PMI et employé(e) par une association, une entreprise, un centre communal ou encore, et c’est mon cas, par une mairie. Il ou elle n’est donc pas isolé(e) et est suivi(e) par une équipe d’encadrement qui assure les visites à domicile et s’assure que le projet pédagogique s’avère bel et bien appliqué. Important à savoir : la particularité de ce mode de garde est que vous ne choisissez pas la personne qui s’occupera de votre enfant au quotidien, mais elle vous sera désignée par le responsable de la crèche familiale.

L’enfant s’inscrit dans un projet pédagogique

L’enfant s’inscrit dans un projet pédagogique qui varie en fonction des structures. Dans ma commune, il s’agit notamment de respecter, entre autres, le développement moteur et psychologique de chaque bambin. De plus, l’assistant(e) maternel(le) participe à des réunions de travail, organisées plusieurs fois par an, pour faire le point et réfléchir sur des thèmes comme la période d’adaptation ou encore les retrouvailles.

Dans une crèche familiale, bébé fait un pas vers la vie en collectivité

Généralement, les programmes comprennent au moins une journée par semaine au jardin d’enfants où ont lieu, notamment, des ateliers d’éveil. Le but est de préparer les enfants à la vie en collectivité et donc à l’entrée en école maternelle. Ce temps permet aussi à l’équipe éducative de discuter avec les assistant-es maternel-les dans un autre contexte qu’à leur domicile. La responsable du pôle Petite Enfance de ma ville a insisté sur le fait que mon fils participera à des sorties éducatives une fois qu’il sera bien adapté à sa nouvelle nounou.


Un cahier des charges précis pour la crèche familiale

Le reste du temps, l’enfant évolue au domicile de l’assistant(e) maternel(le), qui garde un à quatre bambins comme ses consœurs du privé. Son appartement ou sa maison doit comporter un certain nombre de pièces minimum, répondre à des normes de sécurité et d’hygiène, et doit aussi être équipé pour l’accueil de jeunes enfants. Cela passe aussi bien par des lits que des jouets et des livres. Certaines communes allouent d’ailleurs un budget dédié aux jeux.

Vous parents, n’êtes pas l’employeur

Enfin, il ou elle est payé(e) directement par l’organisme gestionnaire (mairie, entreprise, association, etc.). Votre participation et celle de la Caf sont calculées en fonction de vos revenus. Pour les congés ou l’arrêt maladie, son employeur gère son remplacement. Ce qui indéniablement vous enlève une grosse épine du pied ! A mi chemin entre crèche collective et accueil chez une assistante maternelle, la crèche familiale est incontestablement une alternative intéressante…