Bébé refusé en crèche ? Tentez la micro-crèche

Les micro-crèches qui accueillent dix enfants maximum sont une alternative intéressante à mi-chemin entre l’assistante maternelle et la crèche collective. De plus en plus nombreuses, elles séduisent notamment les parents qui n’ont besoin que d’une place à temps partiel. Mais sont-elles aussi sécurisantes que les établissements traditionnels ?

Oui, car leur création fait l’objet d’une autorisation

Les micro-crèches ont été initiées en 2006 avec l’accord du gouvernement de l’époque, pour pallier le manque de places en structures traditionnelles. Comme tout moyen de mode de garde bénéficiant des aides de la Caisse d’Allocations Familiales, l’ouverture d’une micro-crèche est soumise à l’obtention d’un agrément, signé par le président du Conseil Général du département, après avis favorable du médecin inspecteur de la Protection maternelle et infantile.

Oui, car dans une micro-crèche le nombre d’enfants est contrôlé

Selon les statuts, une micro-crèche ne peut pas accueillir plus de dix enfants simultanément à temps complet. Parfois, onze enfants peuvent être accueillis, sous réserve de l’accord du médecin de PMI, et à condition que un ou certains enfants de la micro-crèche ne soient pas accueillis à temps complet. En effet, la fréquentation hebdomadaire ne peut pas excéder le temps imparti pour dix enfants par semaine. Ainsi, si deux enfants sont accueillis trois jours par semaine et un autre deux jours, un onzième enfant pourra être accueilli à plein temps.

Oui, car le personnel est qualifié

L’accueil des enfants en mode de garde est strictement encadré : trois professionnels de la petite enfance doivent être présents, ayant soit cinq années d’expérience comme assistante maternelle agréée, soit deux années d’expérience et une qualification de niveau V minimum (CAP petite enfance, auxiliaire de puériculture). Aucun poste de direction n’est exigé, mais en général une personne est chargée du projet et du fonctionnement pratique de la micro-crèche, souvent à temps partiel, ou au sein d’un réseau de micro-crèches.

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Oui mais…,  le coût peut déraper

Si la micro-crèche reçoit une aide au financement de la CAF, elle doit moduler ses tarifs en fonction des ressources des parents (de 0,30 centimes à 4 € de l’heure). Sinon, elle est libre d’appliquer le tarif de son choix, les parents recevant alors directement l’aide de la CAF, via le complément libre choix de mode de garde de la PAJE. Le coût, surtout dans les grandes villes où la pénurie de places a tendance à tirer les prix vers le haut, est souvent plus conséquent car le côté familial de la structure ne permet pas les économies d’échelle réalisées en grandes structures et qui permettent de tasser les prix. Consolation, l’enfant est plus au calme en micro-crèche que dans de grosses structures et moins confronté à la circulation des microbes. Des arguments qui ont un prix.

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