Autisme, trisomie : quelles solutions pour accompagner ces handicaps ?

Davantage connues, ces handicaps sont aujourd’hui mieux accompagnés dès la naissance. Redoutée par tous les futurs parents, la trisomie 21 concerne 1 naissance sur 700 et peut être souvent diagnostiquée pendant la grossesse. Ce qui n’est pas le cas de l’autisme, pathologie qui touche en France 6 enfants sur 1000 et dont les symptômes sont diagnostiqués au cours des deux premières années de vie de l’enfant. Face à ces deux handicaps, le rôle des parents est essentiel pour permettre à l’enfant de progresser et de s’épanouir intellectuellement et socialement.

L’autisme

Curieusement, l’autisme touche trois fois plus de garçons que de filles. D’où l’hypothèse d’une origine génétique ou hormonale de cette pathologie dont les causes sont encore nébuleuses. Certains chercheurs ont émis l’hypothèse que, sous l’action de la testotérone et du chromosome Y, certains modes de communication (regard, parole…) seraient inhibés et cela parfois dès le stade fœtal si les hormones sont secrétées par la mère ; d’où la non prise en compte de l’autre par l’autiste.

Si les recherches confirmaient cette hypothèse, le dépistage de l’excès d’hormones mâles pendant la grossesse permettrait de traiter la cause et les conséquences. Pour l’instant, une prise en charge précoce de l’enfant par un réseau pluridisciplinaire permet de faire évoluer l’enfant vers une meilleure insertion scolaire et sociale.

La trisomie 21

Les personnes trisomiques ont des chromosomes parfaitement normaux. Le problème, c’est qu’elles ont trois chromosomes 21 au lieu de deux, ce qui entraîne un déséquilibre dans le fonctionnement des cellules, en particulier neuronales.

Si la cause de cette particularité est inconnue, les signes de la trisomie 21 sont en revanche visibles : retard mental de degré variable (QI de 20 à 80 avec une moyenne à 50), un gros retard psychomoteur (position assise acquise à 1 an seulement, la marche vers l’âge de 2 ou 3 ans seulement, le langage vers 4 ou 5 ans).

En agissant dès la naissance avec une stimulation adaptée, on peut alors aider l’enfant atteint de trisomie 21 à progresser vers l’autonomie intellectuelle et sociale. Comme en témoigne l’association « Les Amis d’Eléonore », une jeune femme atteinte elle aussi de trisomie 21, qui est aujourd’hui secrétaire en CDI et s’est installée dans son propre petit appartement (www.lesamisdeleonore.com).


 

 

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