Alimentation de bébé : comment bien doser le sel, le sucre et les graisses ?

Vous adorez cuisiner pour bébé ? Top ! Mais le danger c’est d’utiliser trop généreusement certaines catégories d’aliments néfastes pour l’équilibre alimentaire de votre tout-petit. Les bonnes recettes à mettre en place pour manier sel et sucre sans avoir la main lourde ? Neuf Mois vous explique comment faire.

Le sodium dans l’alimentation de bébé

Le sodium joue un rôle important dans l’alimentation, il joue en effet un rôle dans le maintien de l’équilibre acide-basique de l’organisme. En retenant l’eau dans les tissus, le sodium assure une bonne hydratation de ce dernier. Et avec le potassium, le sodium participe aux échanges intercellulaires et bon bon fonctionnement des cellules, des nerfs, ainsi que des muscles. Les déficits en sel provoquent des crampes musculaires, une déshydratation mais aussi des vomissements. A noter par ailleurs que selon les recommandations pédiatriques européennes, la consommation quotidienne devrait être de 5 grammes. Les besoins en sodium ( 1 gramme de sel de cuisine apporte 400 mg de sodium) s’établiraient entre 50 et 70 mg par kilo de poids de l’enfant et par jour. En prenant le cas d’un petit âgé de un an et pesant 10 kilos, ses besoins se situeraient à 700 mg de sodium, soit 2 grammes de sel par jour.

Où trouver le sodium dans l’alimentation ?

Il y en a dans le pain, mais aussi dans les condiments, les viandes, les poissons, ainsi que le fromage, les légumes verts et les farineux. On en trouve aussi dans les produits laitiers, les fruits et la plupart des produits manufacturés. Et bien sûr, dans le sel de cuisine. Attention, il faut savoir que l’excès de sel favorise l’hypertension artérielle. Aujourd’hui, les aliments pour les enfants sont les seuls produits pour lesquels la teneur maximale en sel a été fixée par la réglementation : max 200 mg de sodium pour 100 grammes d’aliments ou 100 kcal dans les petits pots.

Le sucre dans l’alimentation de bébé

Le sucre appartient à la famille des glucides qui doivent représenter 40% de l’apport calorique chez le bébé et 60% chez les enfants plus âgés (12 grammes par kilo de poids et par jour). Il faut savoir que c’est le glucose qui fournit l’énergie à l’organisme pour réaliser les organes. Ce dernier est notamment le seul « carburant » des cellules nerveuses. Il en faut donc mais à noter que si l’apport est trop grand, le trop-plein sera transformé en acides gras, qui vont augmenter la proportion des tissus graisseux.

Concernant le sucre, les besoins d’un enfant âgée de 1 à 3 ans, sont évalués à hauteur de 100 et 180 grammes de glucides, sachant que un gramme de glucides apporte 4 kcal. Un petit de moins de 3 ans ne devrait donc pas consommer plus de 40 grammes de sucre rapide par jour, soit huit morceaux de sucre.

Où trouver le sucre dans l’alimentation ?

Il existe des glucides simples (aussi appelés rapides) et des glucides lents (aussi appelés complexes). Le premier type de glucides (lactose, fructose, saccharose) se digère très rapidement. Le deuxième type de glucides (amidons des céréales, du riz, pomme de terre) possède une digestion plus progressive et permet d’obtenir un bon indice de satiété. le sucre naturel (dans le miel, des fruits, les céréales, les fruits à coque) est bon sucre. Le saccharose, qui est un sucre rapide, est lui contenu dans les confiseries, les boissons sucrées, les pâtes à tartiner, ce qui fait le bonheur hélas des enfants.

Il faut limiter le sucre dans l’alimentation car il détient la réputation de faire le lit de l’obésité infantile et de favoriser les caries. il entraîne notamment les grignotages en raison de la stimulation d’insuline qui produisent les sucres rapides. De plus, il faut savoir que des études scientifiques ont permis de montrer que les confiseries industrielles pouvaient avoir leur part de responsabilité dans le syndrome d’hyperactivité des enfants.

Comment doser les graisses dans la nourriture d’un tout-petit ?

Si elles sont honnies du fait de leur réputation d’incitation à l’obésité, elles sont pourtant essentielles dans l’alimentation. Il faut savoir que les lipides ont un rôle important au niveau énergétique. Ils entrent en effet dans la composition des membranes des cellules, des noyaux cellulaires et du tissu nerveux. Les lipides jouent un rôle tout aussi important pour synthétiser les vitamines A, D, E et K, il s’agit des vitamines liposolubles. Il ne faut donc pas trop diaboliser les graisses, ni trop les limiter, ce qui aurait des conséquences sur la bonne croissance de bébé.


Chez les nourrissons, les lipides représentent 50% de la ration calorique (35% chez un enfant). En moyenne, il faut 20 à 35 grammes de lipides par jour selon l’âge de l’enfant, répartis à égale moitié entre les protéines animales et les protéines végétales.

Où trouve-t-on les graisses dans notre nourriture ?

La noisettes de beurre dans la purée n’est pas indispensable tant que bébé boit plus de deux biberons de lait 2e âge par jour. Ensuite, à partir de 6 ou 8 mois, quand la quantité de lait diminue, on peut ajouter un peu de beurre ou d’huile végétale (sauf l’huile d’arachide en prévention des risques d’allergie). A partir de 8 mois, on peut mettre un peu de crème fraîche légère. Puis, dès un an, une lichette de beurre sur la tartine matinale, un peu de sauce à salade et enfin vers 18 mois, de la mayonnaise et quelques frites…. mais cela, exceptionnellement. Attention par ailleurs aux graisses invisibles comme le chocolat, l’avocat, les sauces, les olives, les viennoiseries… qui viennent alourdir l’addition des lipides.

Les amies, et si vous jetiez à présent un coup d’œil aux recettes concoctées par Neuf Mois rien que pour vos tout-petits !

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