Enceinte, un doppler fœtal à la maison, utile ou futile ?

Après Tomypod et Angelsound (entre autre) lancés il y a déjà quelques années, voici donc Cocoon Life, un nouveau doppler fœtal qui permet à la femme enceinte d’écouter, d’enregistrer et de partager les battements du cœur de son bébé à partir de la douzième semaine de grossesse. Utile ou futile ?

Imaginé par un gynécologue de la région toulousaine, ce doppler fœtal nouvelle génération (Cocoon Life, de 59 à 79€ selon le modèle) peut être relié à un smartphone et à une application (gratuite) grâce à laquelle la femme enceinte peut effectuer son suivi de grossesse (prise de rendez-vous, notes…) et trouver des réponses aux questions courantes. Rien de bien révolutionnaire donc par rapport à ce qui existe déjà sur le marché en termes d’applications grossesse voire même de doppler fœtal domestique, la nouveauté consistant surtout à associer le doppler fœtal à l’application.

Utile ou pas ?

Selon le dirigeant de la start up qui a lancé l’affaire Cocoon Life, le corps médical donnerait plutôt sa bénédiction à ce produit. De notre côté, les personnels de santé interrogés sur la pertinence de cet achat se sont montrés plus dubitatifs : selon eux, le risque est que la femme enceinte stresse pour rien si les sons qu’elle perçoit changent ou s’atténuent, ou qu’elle fasse une fixation sur son ventre au lieu de profiter tranquillement de sa grossesse, et, au pire des cas, que les plus angoissées ne courent aux urgences pour rien, sauf pour attraper des maladies nocosomiales pas vraiment bienvenues pendant la grossesse.

La vérité est sans doute intermédiaire, comme toujours : pourquoi pas, si on a 79€ à dépenser, qu’on veut s’offrir le plaisir, de temps à autre, d’écouter le son du cœur de bébé dans une recherche de contact plus que d’anomalies éventuelles, que l’on est capable de relativiser dès qu’on perçoit un son de travers et de ne pas s’en servir trois fois par jour tous les jours que Dieu fait. Quoi, c’est vrai, non ? Bébé a aussi le droit à un peu d’intimité dans sa bulle.


On aura bien assez à faire, à l’adolescence, à le « fliquer » un tantinet côté fréquentation, addictions, séchages de cours, peines de cœur et autres, non ? Il y a tellement d’autres moyens d’entrer en contact avec son tout-petit pendant la grossesse…

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