Pourquoi la préparation à l’accouchement c’était très important pour moi

Hello je me présente, moi c’est Maud !

Alors ça y est, tu es enceinte ? Félicitations ! Mais quoi? Tu stresses ? Je vais t’avouer quelque chose, on stresse toutes je t’assure ! Parfois on oublie (c’est l’effet mémoire de bullot ça !) mais ça revient vite, oui oui impossible de ne pas y penser avec ce joli petit bébé qui gigote dans ton bidon hein ?

Aaaaahhhh la grossesse, quel moment de plénitude totale….ou pas, selon les moments, comme les trois premiers mois par exemple, avec les nausées, la fatigue, et les trois derniers mois aussi avec la fatigue, le mal de dos, l’effet femme/baleine qui se traîne ! Que du bonheur !

Une véritable aventure que la grossesse ! En attendant le jour de la rencontre avec ton bébé d’amour, il serait peut-être temps de te préparer ! Se préparer oui mais à quoi? Ahhhh ça, avant de le vivre, personne ne le sait vraiment, on aura beau t’expliquer, te raconter, ça ne sera rien comparé à ce que tu vas vivre !

Donc pour être au top, pour être prête, pour être incollable, pour tout savoir sur la grossesse, sur l’accouchement, sur l’allaitement (au biberon ou maternel, il faudra bien qu’il mange ton bébé !), sur le sommeil du bébé….et bien d’autres sujets, inscrits-toi vite à une préparation à l’accouchement !

Perso, je n’étais déjà pas une future mère parfaite, j’étais stressée, par cette aventure, par ce qu’on appelle l’Inconnu (avec un grand I, j’avoue je suis une trouillarde !), alors j’ai pris les choses en mains, j’en ai parlé à mon gynécologue….dès le 1premier rendez-vous, soit à un mois de grossesse ! Près de 80 % des futures mamans suivent les cours de préparation à l’accouchement.

La préparation est un droit et non une obligation

Pendant ma grossesse, au quatrième mois, mon gynécologue m’a parlé de la préparation à l’accouchement. Je n’en avais jamais entendu parler avant. Il m’a donné le nom d’une sage-femme avec qui il travaille, donc je l’ai contactée les yeux fermés (oui, parce que j’adore mon gynécologue biker et tatoué !) à mon cinquième mois de grossesse. Cinquième mois car c’est à ce moment-là qu’il est conseillé de commencer l’haptonomie.

La prise de contact avec la sage-femme a été très sympa (il faut quand même que le feeling passe) et nous avons tout de suite programmé un premier rendez-vous pour faire connaissance. Je suis allée à ce premier rendez-vous avec le papa, bien sûr, merci les hormones, j’ai passé une heure entière à pleurer ! Non pas parce que j’étais triste mais parce que n’importe quelle émotion me faisait verser un torrent de larmes ! Je ne te raconte pas les soirées passées à pleurer devant des comédies romantiques à la télé, le nombre de mouchoirs utilisé est censuré ! J’étais donc ensuite partie pour suivre les 7 cours de préparation à l’accouchement, une heure à chaque fois et en groupe de 3 à 5 futures mamans, les futurs papas sont bien sûr les bienvenus.

Comment ça se passe ?

Nous avons abordés les thèmes principaux comme le déroulement de la grossesse jusqu’à l’accouchement, les signes que l’accouchement est imminent, la péridurale, l’accouchement (ouuuhhh ça fait peur !), l’accueil et les soins au bébé, un autre cours sur l’allaitement…le programme dépend de la sage-femme bien entendu.

La préparation classique ou la Psychoprophylaxie Obstétricale, qu’on appelait « Accouchement Sans Douleur », est une méthode popularisée en France par le Dr Lamaze, dans les années 50.

Il existe différents types de préparation à l’accouchement :

  • la préparation à la Naissance et à la Parentalité (PNP),
  • la préparation aquatique,
  • la sophrologie,
  • le chant prénatal (perso je chante comme une casserole!),
  • l’haptonomie,
  • le yoga,
  • acupuncture…

En ce qui me concerne j’ai choisi de suivre la préparation à la Naissance et à la Parentalité et une initiation à l’haptonomie.

A quoi ça sert ?

Grâce à la préparation, la femme qui accouche a connaissance des principaux mécanismes qui sont la cause de sa douleur et peut mieux les contrôler. Dans mon cas ce qui m’a le plus aidé à contrôler ma douleur lors de mon accouchement c’est un cours en particulier, le cours sur la relaxation.

Lors de ce cours nous devions apprendre à nous relaxer, à relâcher les tensions. Quand j’ai essayé de faire l’exercice je me suis rendue compte que mon corps était très tendu. J’ai donc suivi les consignes de ma sage-femme, en comprenant le besoin d’éliminer ces tensions pour décontracter mes muscles le jour J, celui de l’accouchement, pour ne pas freiner le phénomène naturel des contractions en provocant des tensions inverses.


En position allongée, les bras alignés le long du corps nous avons respiré profondément, je dis « on » car mon compagnon était là également ! Ensuite la sage-femme nous a demandé de relâcher toutes les tensions en commençant par détendre les muscles du haut de nos crânes, notre front, nos pommettes, notre mâchoire, nos épaules, les muscles de nos bras, notre poitrine, notre abdomen, en imaginant qu’un souffle passait dans notre ventre pour caresser bébé, de détendre nos fesses, nos cuisses, nos mollets, nos chevilles, nos pieds jusqu’à nos orteils.

A la fin de toutes ces étapes, si jamais nous n’étions pas totalement détendus nous devions recommencer depuis le début, et là nous avons entendu un ronflement : Zzz Zzzzzz, celui de mon compagnon! Comme quoi la méthode de relaxation marche vraiment !

Et ça marche ?

Pour te dire à quel point c’est efficace, je m’en suis servie chaque soir depuis ce jour et grâce à cette méthode j’arrive enfin à m’endormir en quelques minutes ! J’ai tendance à me coucher très tard, il m’est très difficile de m’endormir. Grâce à cette méthode j’ai enfin trouvé la solution idéale pour moi (c’est déjà ça !). D’ailleurs si tu es enceinte tu ne connais que trop bien les problèmes d’insomnie, de réveil en pleine nuit, alors la relaxation est faite pour toi !

La relaxation m’a aussi beaucoup aidée le jour de l’accouchement quand la douleur des contractions n’était plus gérable, j’avais tendance à me crisper, ce qui augmentait encore plus la douleur. Le but était de combiner la respiration et la relaxation pour détendre mon corps pendant et entre les contractions, cela rendait les contractions bien plus supportables et efficaces jusqu’à la pose de la péridurale (aaaaalléluïa ! Je te passe les détails du stade de la dilatation et du nombre d’heures que j’ai attendu !)

Grâce aux cours de préparation à l’accouchement et grâce à la relaxation j’ai pu préparer la naissance de mon bébé et non pas la subir, je n’étais plus enceinte mais déjà mère en me préparant physiquement et psychologiquement à l’arrivée de mon bébé. J’ai pu aborder sans paniquer (ou juste un petit peu !) et de façon plus sereine cette nouvelle aventure qu’est la naissance d’un enfant.

Nous avons également suivi des cours d’haptonomie, je vous en parlerai dans un article à venir !

 

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