Césarienne : une nouvelle technique pour l’accompagner par la respiration !

Dès le début du deuxième trimestre, on apprend en cours de sophrologie à respirer pour bien vivre le travail, et cela même si une césarienne est programmée. A Chalon sur Saône, le 28 octobre dernier , la préparation par le souffle est passée à l’acte, directement au bloc opératoire ! Une première en France qu’on espère suivie de beaucoup d’autres.

 

Toutes les futures mamans qui subissent à contre-coeur une césarienne regrettent d’avoir été privées de leur accouchement, de n’avoir pu sentir les contractions puis leur bébé descendre et naître. Pour leur éviter ce sentiment d’échec, des sages-femmes, en cours de préparation à la naissance, apprennent aux futures césarisées à respirer pour induire des contractions et leur permettre un vécu de la naissance moins stressant. Une nouvelle technique pourrait aller plus loin : pratiquée depuis quelques mois dans quelques maternités, notamment à Versailles, cette technique a été utilisée pour la première fois à l’hôpital de Chalon sur Saône, où accouchait la fille d’un kinésithérapeute à l’origine de cette technique opératoire innovante, Luc Guillarme.

Respirer c’est la clé

Comme pour l’accouchement par voie basse, la méthode se base entièrement sur la respiration. Mais d’une manière un peu différente. La future maman, à l’aide d’un sifflet spécialement conçu pour cette technique, fait quasiment sortir le bébé toute seule, en quatre poussées, grâce à une rachianesthésie très surveillée. Évidemment, elle doit suivre à partir du 6e mois un cours de préparation pour maîtriser la technique.


Une fois sorti, le bébé est placé en peau à peau avec sa maman comme lors d’un accouchement par voie basse. Pour autant, selon les médecins, cette technique ne pourra pas être utilisée dans tous les cas où la césarienne s’avère indispensable, et notamment en cas de césarienne décidée suite à des pathologies gravidiques. C’est plutôt une technique qui concerne les futures mamans dont l’étroitesse du bassin va nécessiter une césarienne. Quant à savoir quand cette technique innovante sera généralisée pour les femmes enceintes pouvant en bénéficier, c’est une autre affaire !

Outre la formation en amont des sages-femmes et la nécessité d’une préparation à la naissance spécifique, il faut aussi au bloc des équipes formées, tant au niveau de l’anesthésiste que des différents intervenants. Une belle ouverture mais qui risque de rester au stade d’utopie dans les années qui viennent. Mais la réussite de cette première césarienne avec présence active de la maman qui expulse et reçoit son bébé permet de remettre sur le devant de la scène l’importance de la formation à la respiration pendant les séances de préparation à la naissance. La respiration, pour Luc Guillarme, c’est « le deuxième cerveau » qu’il faut apprendre à faire travailler car une bonne respiration permet de diminuer le temps nécessaire à une bonne dilatation et, par conséquent, de limiter le nombre d’épisiotomies. Raison de plus pour filer en cours de préparation, notamment en sophrologie ou en yoga prénatal, non ?

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