Communiquer avec les médecins pendant l’accouchement

La communication est une des clefs d’un accouchement réussi et serein. Il est loin le temps où le médecin décidait pour vous. Après tout, c’est vous qui accouchez !

Posez toutes vos questions aux médecins et/sages-femmes

C’est votre premier bébé et dès que vous arrivez à la maternité , vous voilà plongée dans un monde inconnu. Au stress de la future naissance, s’ajoute l’angoisse d’un univers médicalisé où tout va trop vite, où le personnel médical s’exprime dans un vocabulaire parfois obscur, où les infirmières et les sages-femmes changent en fonction des plannings ! Dès vos premières minutes de votre arrivée, n’hésitez pas à poser les questions qui vous préoccupent. Où va-t-on vous installer ? Qui va s’occuper de vous ? Est-ce qu’une personne peut rester près de vous, où se trouvent les toilettes, quand va-t-on avoir recours à la péridurale ? Chaque détail doit être éclairci, précisé. L’accouchement est un moment trop important pour se laisser parasiter par des inquiétudes qui peuvent être facilement évacuées.

Quelques mots suffisent à apaiser l’attente

Il est primordial d’établir un vrai dialogue avec la personne qui s’occupe de vous, surtout lorsque quelques complications surgissent. Le rythme cardiaque de bébé s’affole ? Demandez, avec insistance s’il le faut, quelles en sont les raisons. On veut accélérer le travail de manière artificielle : interrogez la sage-femme  pour connaître ses motivations. L’obstétricien veut recourir à une césarienne  ? Evaluez avec lui la nécessité de cette opération. Bien souvent, quelques mots suffisent à apaiser et comprendre la situation. La plupart du temps, le personnel hospitalier est très patient et disponible, particulièrement dans les maternités. « Mon accouchement a duré plus de 20 heures » explique Laurence. « La sage-femme venait me visiter régulièrement, mais à chaque fois même constat : le col ne s’ouvrait que très lentement. Au bout d’une douzaine d’heures, l’obstétricien est venu me voir. Il m’a expliqué à plusieurs reprises, ainsi qu’au futur papa, qu’on allait encore attendre 3 heures mais que si le travail ne s’accélérait pas, on aurait recours à une césarienne parce que bébé risquait de se fatiguer et qu’ayant perdu les eaux tôt, il y avait un risque d’infection. Ce n’était pas l’accouchement dont je rêvais. Mais ils m’ont bien expliqué et j’ai très bien compris. Du coup j’ai bien accepté cette césarienne ».

Communiquer avant l’accouchement permet de dissiper les doutes


Il est donc indispensable de communiquer avec le personnel médical de la maternité pour éviter tout malentendu. Ils sont les mieux placés pour comprendre ce dont vous avez besoin ! Si le médecin vient vous voir, cela ne signifie pas forcément qu’il y a un problème mais simplement qu’il prend des nouvelles de vous. Si vous avez l’impression que la sage-femme vous abandonne à votre triste sort dans votre chambre, c’est peut-être tout simplement que le déroulement de votre accouchement se passe le mieux du monde et que sa présence est nécessaire auprès d’une maman qui a plus de difficultés. Ne laissez pas le doute s’installer. Communiquez !

Il est légitime d’avoir des explications sur son accouchement

Des malentendus peuvent apparaître suite à des interrogations qui restent en suspend. Aude se souvient : « pendant le travail, le rythme cardiaque de bébé s’est emballé. Le médecin a procédé à une césarienne en urgence. Je ne savais pas pourquoi. J’étais morte de peur. J’ai cru que mon bébé allait mourir. Personne ne m’a rien dit ! » Certains doutent doivent être dissipés sans attendre. Rien ne sert d’accabler le personnel médical sous une multitude questions mais certaines situations nécessitent un dialogue. Votre accouchement et votre corps vous appartiennent et vous devez en maîtriser le déroulement. Il est tout à fait normal d’exiger des explications. Soyez tout de même compréhensive : les sages femmes sont souvent débordées ! Si par manque de temps, elles ne satisfont pas vos attentes, renouvelez l’expérience dans un moment où elles seront plus disponibles. Ou envoyez le futur papa à la pêche aux informations. Il ne s’agit pas de prendre les décisions à la place d’un personnel médical compétent mais de participer à cette décision et de ne plus attendre passivement que l’on décide à votre place. Dans le respect de chacun…

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