Pour ou contre les césariennes de convenance ?

De plus en plus réclamée par des femmes hyperactives, la césarienne de convenance gagne du terrain en France. Pratiqué en dernier recours il y a quelques années, ce mode opératoire permet aux femmes enceintes de programmer et d’organiser leur accouchement « à leur convenance ». Mais à quel prix pour leur santé et celle du bébé ? Quels sont les risques d’une telle opération chirurgicale ?

Qu’est-ce qu’une césarienne de convenance ?

Également appelée césarienne de confort, la césarienne de convenance peut être pratiquée sans indication médicale alors que l’accouchement par voie naturelle ne représente aucun risque pour la maman et l’enfant qui va naître. Réalisée sur demande, elle permet à la future mère de choisir où et quand elle va accoucher. Comme pour une césarienne programmée mais recommandée par le médecin, une équipe est préparée pour assurer l’intervention.

Y a-t-il des avantages ?

La césarienne de convenance serait réclamée pour des raisons pratiques. Très à la mode chez les femmes hyperactives, ce type d’accouchement leur permet de planifier leur entrée à la maternité et de s’organiser autour de la date de l’accouchement. Autre raison, peut-être plus compréhensible, la césarienne de convenance réconforte les futures mères qui redoutent le travail par voie basse. Terrorisées par les douleurs et les troubles post-accouchements qui les attendent (rééducation du périnée, problème d’incontinence), elles préfèrent de loin accoucher par césarienne.

Quels sont les risques d’une telle opération ?

Les pratiques médicales ont aujourd’hui considérablement évolué. Pourtant, même si les risques d’une césarienne de confort sont moindres comparés à une césarienne d’urgence, ce type d’opération reste un acte chirurgical lourd. De plus, les risques sont toujours plus élevés qu’un accouchement par voie basse.

Quels sont les risques pour le bébé ?

Même si 20% des bébés naissent par césarienne chaque année en France, l’opération n’est pas sans risques. Des études médicales ont montré que des problèmes de détresse respiratoire  peuvent parfois amener le nourrisson en salle de réanimation. Il faut aussi savoir que les enfants nés par césarienne sont davantage sujets à l’asthme.

Des contraintes post-accouchement

Une femme césarisée reste plus longtemps à la clinique qu’une mère ayant accouchée par voie basse. Les médecins doivent d’abord vérifier que la cicatrice ne présente aucun abcès ou hématome. On procède ensuite à des soins locaux plusieurs jours après le retour à la maison. Mais les douleurs les plus compliquées à gérer après une césarienne sont celles provenant de la cicatrice et des abdominaux. Ces dernières peuvent gêner la mère quand elle porte bébé.


Il est impératif que toutes les mères soient bien informées des risques ce mode opératoire.

Et vous, êtes vous pour ou contre les césariennes de convenance ?

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