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Maternité et discrimination dans le travail

PrĂšs de 25 % des femmes enceintes seraient victimes de discrimination au sein de leur travail, soit une femme sur 4. Un Chiffre assez alarmant. Dominique Baudis, DĂ©fenseur des droits, a donc dĂ©cidĂ© de lancer une campagne d’information destinĂ©e Ă  avertir les femmes enceintes de leurs droits et leurs devoirs, poursuivant ainsi l’action menĂ©e par la Halde en 2012.

 

Un dépliant « Une grossesse sans discrimination » sera donc distribué dans certains accueils du public. Voici quelques conseils que vous pouvez trouver dans ce dépliant :

Une femme enceinte n’est pas tenue de signaler sa grossesse lors d’un entretien embauche ou d’une pĂ©riode d’essai. Le fait de ne pas dĂ©clarer sa grossesse pendant cette pĂ©riode ne peut ĂȘtre une cause de rupture de contrat de travail.

Lorsque vous dĂ©cidez d’annoncer votre grossesse Ă  votre employeur, il est prĂ©fĂ©rable de le faire par lettre recommandĂ©e accompagnĂ©e d’un certificat mĂ©dical. Une simple information orale ne suffit pas Ă  vous garantir la protection.


Un licenciement est annulĂ©, sauf faute grave ou motif Ă©tranger Ă  la grossesse, lorsque la salariĂ©e fait savoir Ă  son employeur qu’elle est enceinte dans les 15 jours suivant la rĂ©ception de la lettre de licenciement. Elle doit le faire par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception, accompagnĂ©e d’un certificat mĂ©dical justifiant de sa grossesse (cela ne vaut pas en cas de rupture d’une pĂ©riode d’essai)

Au retour du congé maternité, les salariées sont en droit de retrouver leur poste ou un emploi comparable avec une rémunération au moins équivalente.

 

Elles ont été victimes de discrimination dans leur travail

 

« Quand je suis rentrĂ©e de mon congĂ© maternitĂ©, on ne me regardait plus de la mĂȘme maniĂšre, mon boss ne me parlait quasiment jamais, il avait confiĂ© toutes les missions intĂ©ressantes Ă  ma stagiaire, je n’avais plus aucune autoritĂ©, il a tout fait pour que je parte mais je me suis accrochĂ©e ». Élise, 35 ans

 

« J’ai trĂšs vite fait mon annonce de grossesse. Au dĂ©but j’avais beaucoup de nausĂ©es, donc j’étais  souvent absente. Ma supĂ©rieure (maman elle aussi)  a voulu me licencier pour faute grave. Nous sommes actuellement aux prud’hommes ». Claire, 30 ans


 

« Lors de mon entretien d’embauche, j’étais enceinte d’un mois et demi, je n’ai rien dit. J’ai annoncĂ© ma grossesse au 4Ăšme mois. Ils ont Ă©tĂ© trĂšs durs avec moi et me l’ont fait payĂ© . Ils ne m’ont pas reconduit mon CDD ». PamĂ©la, 26 ans

 

« Les premiers mois de ma grossesse ont Ă©tĂ© difficiles, j’avais de nombreux malaises. Mon mĂ©decin m’a arrĂȘtĂ©e 15 jours. A mon retour, j’ai Ă©tĂ© le bouc-Ă©missaire de mon entreprise. On m’a enlevĂ© des responsabilitĂ©s, changĂ© mes horaires et rĂ©duite aux tĂąches ingrates ». Julie, 39 ans

 

« On m’ a refusĂ© une promotion Ă  cause de ma grossesse. Mon patron a changĂ© d’avis Ă  la derniĂšre minute jugeant que je ne pouvais pas concilier grossesse et hautes responsabilitĂ©s ». Sophia, 28 ans

 

Et vous, avez vous été victime enceinte, de discrimination dans le cadre de votre travail ?


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