Enceinte, cette jeune mère célibataire américaine a été renvoyé par son entreprise

Whitney Tomlinson est une mère célibataire de 30 ans. Alors qu’elle travaille dans un centre de distribution Walmart à Atlanta, aux Etats-Unis, elle commence à ressentir les premiers symptômes d’une grossesse en juin 2017.

Une note du médecin nécessaire pour obtenir une pause

Whitney Tomlinson a informé très rapidement son supérieur qu’elle ne se sentait pas bien et qu’elle voulait prendre quelques jours. En réponse, il lui a expliqué que pour accepter ses congés, il avait besoin d’une note de son médecin. Whitney s’est donc rendu chez son médecin qui l’autorise à continuer son travail mais précise tout de même qu’il faut qu’elle évite de soulever des charges lourdes au travail. Whitney ne pensait pas que ce serait un problème, car elle recevait souvent de l’aide pour soulever des objets lourds, et cela même avant d’être enceinte. Après avoir remis la note du médecin à son superviseur, celui-ci lui a demandé de l’apporter aux ressources humaines. La maman a droit à une pause, oui, mais ce n’était pas ce qu’elle espérait. « Ils m’ont dit que je devais demander un congé sans solde », a-t-elle dit à la chaîne CNN. « J’étais surprise, en colère, et curieuse de savoir quel était le problème ». Elle avait vu de nombreux autres employés travailler avec des restrictions de levage et être réaffectés temporairement à des tâches moins exigeantes physiquement. Pourquoi ne feraient-ils pas la même chose pour elle ?

Une « responsabilité supplémentaire »

Whitney Tomlinson a ensuite appris de ses superviseurs qu’elle était une « responsabilité supplémentaire » en raison de ses « restrictions ». Ils lui ont demandé d’appeler un service de gestion des réclamations. Les ressources humaines de leur côté ont dit à la future maman qu’elle n’avait pas le droit de retourner au travail avant d’avoir accouché et qu’elle aurait besoin de demander un congé sans solde pour éviter de perdre son emploi à long terme. Ces nouvelles l’ont mise dans un état financier et émotionnel précaire pendant sa grossesse, une période déjà vulnérable pour la plupart des femmes. « Je devais obtenir de l’aide et faire avec ce que je pouvais », a déclaré Whitney au sujet de sa vie durant sa grossesse. Un temps « très stressant, très émotif », selon elle. 

Une forme de discrimination

Par une conversation avec son médecin et quelques recherches de suivi sur Internet, elle a appris que le traitement de Walmart n’était pas seulement injuste mais que c’était une forme de discrimination. Elle a lu des histoires sur des femmes comme elle, dont les employeurs n’avaient pas voulu s’adapter à leurs grossesses. Certaines d’entre elles avaient portés plaintes et certaines avaient même gagné le procès.  Elle a donc décidé de contacter le groupe de défense des droits de la famille A Better Balance. Le groupe de défense a depuis rejoint deux autres groupes de droits légaux pour déposer une accusation de discrimination contre Walmart avec l’Equal Employment Opportunity Commission au nom de Whitney Tomlinson. « J’ai ressenti un certain soulagement en apprenant que je n’étais pas la seule que Walmart a traitée de la sorte, maintenant je veux que cela change pour les femmes à l’avenir », a déclaré Whitney, qui travaille de nouveau au centre de distribution. 


Randy Hargrove, un porte-parole de Walmart, se défend : « Nous prenons chaque situation au sérieux et travaillons avec nos associées enceintes pour nous assurer que nous fournissons des aménagements raisonnables lorsqu’ils sont demandés. Dans le cas de Mme Tomlinson, il n’y avait pas d’emploi disponible qui répondait à ses demandes d’accommodement ».

 

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