Un bel accouchement à domicile

Voilà une très belle vidéo montrant un accouchement à domicile, assisté d’une sage femme et du compagnon de la maman.

A entendre la langue, cette vidéo n’a pas été tournée en France, où l’accouchement à domicile n’est pas encouragé par les professionnels. En effet, si l’accouchement à domicile n’est pas interdit sur le fond, depuis 2002, les sages-femmes souhaitant le pratiquer doivent s’acquitter d’une assurance professionnelle d’un montant de 19000€. Un montant hors de portée de la plupart des sages-femmes françaises dont le revenu annuel moyen se situe autour de 22 000€. A savoir, en Belgique, la même assurance professionnelle coûte moins de 1000€ par an !

En France, quelques sages-femmes (moins de 50 actuellement sur tout le territoire) se dévouent pour répondre à la demande des femmes qui veulent accoucher à domicile. Un choix risqué car même si aucun accident à l’accouchement n’est à déplorer et qu’aucune condamnation pénale n’est signifiée, elles risquent d’être convoquées devant une chambre disciplinaire qui peut prononcer leur radiation de l’Ordre national des sages-femmes pour quelques mois, quelques années voire définitivement, ce qui leur interdira d’exercer leur profession. Pour Marie-Josée Keller, présidente du Conseil national de l’Ordre des sages-femmes, interviewée en 2013 par notre magazine sur cette épineuse question,« il y a urgence à régler ce problème d’assurance car il apporte de la sécurité à la femme qui accouche et à la sage-femme et cela éviterait aussi les pratiques « illégales ». Et souligne aussi que l’expérimentation tant attendue des maisons de naissance devrait également apporter des éléments de réponse aux femmes enceintes qui souhaitent une prise en charge plus physiologique. Mais pas à celles qui souhaitent, par conviction, donner naissance à leur enfant, dans leur nid familial.

Selon France info, en 2013, il y avait 4800 sages-femmes libérales exerçant en France, après une augmentation de 70% de leur nombre les 5 dernières années. Leurs compétences vont du suivi de grossesse au suivi gynécologique de la femme en bonne santé jusqu’à la ménopause, la prescription de contraception et de médicaments dans leur champ de compétence, la préparation à la naissance et l’échographie sous réserve de validation du D.U. d’échographie (le même que celui que passent les gynécologues). Et on parle de leur confier également l’IVG médicamenteuse et la vaccination des femmes enceintes et de leur entourage.

 

 


 

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