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Mon bébé est passé comme une lettre à la poste !

Le samedi 1er fĂ©vrier Ă  7h10, j’ai ressenti les premiĂšres contractions. Elles se sont rapprochĂ©es pour revenir toutes les 5 minutes. Du coup, sans paniquer, mon chĂ©ri a descendu les valises dans la voiture et nous sommes partis, le sourire aux lĂšvres. ArrivĂ©s Ă  l’hĂŽpital d’Auch, la sage-femme m’a examinĂ©e et m’a annoncĂ© que les contractions n’agissaient pas encore assez sur le col et qu’il Ă©tait Ă  peine ouvert. Donc, dĂ©ception mais elle nous dit que, dans la soirĂ©e, ça devrait le faire mais il faut que je marche beaucoup pour faire descendre le bĂ©bĂ© et que celui-ci pousse sur mon col.

Mes beaux parents Ă©tant lĂ , je suis allĂ©e me promener, grand tour du lac avec ma belle-mĂšre. Le soir, j’avais toujours des contractions toutes les 5 minutes, donc j’ai pris un bain, pour me dĂ©tendre mais rien n’y fait. Du coup, on dĂ©cide de repartir Ă  l’hĂŽpital. Mais la sage-femme qui nous reçoit m’examine, encore un monitoring, et nous dit que ce n’est pas pour tout de suite. Et comme mes contractions sont toujours lĂ , elle me donne un cachet sensĂ© calmer les contractions si elles sont fausses et donc m’aider Ă  dormir. Mais j’ai mal dormi et le matin, toujours pareil : les contractions sont toujours lĂ .

Le dimanche soir, je n’en peux plus, je suis fatiguĂ©e et j’ai toujours des contractions. Du coup, on retourne Ă  l’hĂŽpital. LĂ , on est reçu par une sage-femme qu’on a l’air de dĂ©ranger. Elle me parle mal, me prend pour une idiote, et me donne l’impression de faire de la comĂ©die. Elle me dit que je ne connais pas les vraies douleurs de l’accouchement, que ce n’est pas du tout pour maintenant… On repart le moral dans les chaussettes et je m’inquiĂšte parce que j’ai peur de dĂ©ranger Thomas avec tous ces allers-retours. Mais non, et il me rassure. LĂ , nuit d’enfer
 toutes les 5 minutes, je dois m’asseoir dans le lit pour souffler pendant la contraction. Mais non, le travail n’est pas commencĂ© soi-disant ! Donc Ă  7h du matin, le lundi, nous voici de nouveau Ă  la maternitĂ©.

Re-examen, re-monitoring… Comme thomas va embaucher, on me garde pour la journĂ©e, vu que Christian est reparti. Donc, Mauricette, ma belle-mĂšre n’a pas de voiture. Je passe une journĂ©e horrible, je m’ennuie ferme, j’ai mal et la sage-femme me stresse. Du coup, je dĂ©cide d’appeler mon gynĂ©co, lui explique que je ne dors plus, je pleure, j’ai mal. Elle me dit que je suis stressĂ©e et donc je bloque l’ouverture de mon col et je souffre donc dans le vent. Donc, depuis tout ce temps c’est bien le travail qui a commencĂ© ! Incroyable ! Elle me dit donc de prendre des comprimĂ©s d’homĂ©opathie toutes les heures et du Spasfon Ă  tous les repas.

Ensuite, elle m’annonce que le lendemain, donc mardi, elle est de garde. Elle me dit de passer le matin, qu’elle me prendra et m’examinera pour voir oĂč j’en suis et au pire, elle dĂ©clenchera l’accouchement. Ouf ! A 18h, mon chĂ©ri et sa maman viennent me chercher et la sage-femme nous tient un discours horrible, comme quoi je m’emballe, que je ne suis ouverte qu’Ă  un doigt. LĂ , je lui rĂ©pond que demain je reviendrai, c’est Mme Camo qui m’auscultera. Elle est restĂ©e bouche bĂ©e et moi trop heureuse de lui avoir clouĂ© le bec !

Le lendemain, ma belle-mĂšre m’accompagne et la gynĂ©co m’ausculte. Je suis ouverte Ă  un peu plus d’un doigt et elle me stimule
 Donc le col, je ne vous fais pas de dessin ! Elle me dit ensuite d’aller marcher, de manger le midi et de revenir. Ce que je fais. Avec Mauricette, nous allons Ă  la cafĂ©tĂ©ria puis Ă  Carrefour. Et lĂ , grosse contraction ! Je m’accroupis dans le magasin, tout le monde nous regarde ! On fait le retour Ă  la maternitĂ©, mais dans la grande montĂ©e jusqu’Ă  l’hĂŽpital, impossible d’avancer, j’ai trop de contractions et lĂ , c’est horrible, ça me fait comme des ondes immenses qui me paralysent le bas du dos et le bas du ventre. Des gens me montent en voiture. Les sages-femmes qui sont lĂ  m’emmĂšnent de suite en salle d’examen et on me branche de suite la perfusion, on me fait les papiers et on m’annonce que c’est pour les heures qui viennent.

Je saute de joie (intĂ©rieurement seulement) et on tĂ©lĂ©phone Ă  Thomas au boulot. On m’installe dans ma chambre, on prend la tĂ©lĂ©, le tĂ©lĂ©phone. Puis, Thomas revient chercher sa maman et il rentre manger. Il revient Ă  21h. Mais entre-temps, qui apparaĂźt dans ma chambre ? La mĂ©chante sage-femme ! Elle nous dit que je fabule, que c’est pas encore pour maintenant selon elle et que demain matin, je vais devoir rentrer chez moi. Elle m’examinera quand mĂȘme Ă  minuit. 00h20 : elle vient enfin, moi, je n’en peux, plus je souffre le martyr, je ne trouve plus de position confortable (accroupie, assise au bord du lit, Ă  quatre pattes, rien n’y fait), du coup, j’ai envie de tuer la sage-femme ! Elle m’examine et fait une drĂŽle de tĂȘte. Elle me dit : « j’appelle ma collĂšgue du bloc et vous montez. » Enfin !

Bon, ça y est, j’enfile une blouse et une autre Ă  l’envers, histoire de ne pas traverser le couloir les fesses Ă  l’air et on monte. LĂ , pĂ©ridurale, que du bonheur, je flotte, je dĂ©lire et je dors une heure. Mon chĂ©ri bouquine, il ne tient plus. A 7h30 du matin, la pĂ©ridurale arrive Ă  expiration, je recommence Ă  sentir les sensations petit Ă  petit. A 9h20, DorothĂ©e, ma sage-femme trop adorable me dit que ça y est, on va y aller. Donc, je commence Ă  pousser dĂšs que j’ai une contraction. A un moment, elle me demande si je veux toucher les cheveux, ce que j’ai fait et mon chĂ©ri est devenu tout blanc et il est sorti. J’ai continuĂ© Ă  pousser pendant les contractions, et Ă  9h33, mon trĂ©sor est apparu, magnifique, pas abĂźmĂ©, ni dĂ©figurĂ© comme certains bĂ©bĂ©s. C’est un amour de bĂ©bĂ© qui pousse un petit cri de chat. On me la pose sur mon coeur et lĂ , que du bonheur, les larmes coulent Ă  flots, mon chĂ©ri revient et on pleure Ă  deux, c’est magique ! C’est ça que j’avais dans mon ventre ? Elle est tellement petite, une vraie crevette. On est Ă©mu tous les deux et ça en vaut la peine. C’est le plus beau jour de ma vie. Et j’ai adorĂ© accoucher. Je n’ai eu ni Ă©pisiotomie ni dĂ©chirure, elle est passĂ©e comme une lettre Ă  la poste !

Lolita, 23 ans
Maman de ZĂ©lia, 3 mois

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