Le congé pathologique

Toute femme enceinte peut prétendre au congé de maternité dont la durée varie en fonction du nombre d’enfants à charge. Mais en cas de problèmes durant la grossesse ou après l’accouchement, on peut y ajouter le congé pathologique.

 

Quand peut-on en bénéficier d’un congé pathologique?

C’est un véritable congé maladie qui ne vient pas compléter le congé maternité. Il doit donc être prescrit par un gynécologue ou un médecin généraliste et attesté par un certificat médical comme résultant de la grossesse. Il s’adresse aux femmes enceintes connaissant un problème lors de la grossesse : fatigue extrême, maux de dos très douloureux, hypertension, diabète, risque d’accouchement prématuré etc… il doit absolument s’agir d’un problème lié à la grossesse : si c’est un souci de santé autre, alors vous n’aurez qu’un congé maladie. Attention, cela n’inclut pas le désir d’allaiter son enfant.

Dans le cas d’une grossesse pathologique, une période de quatorze jours maximum sera ajoutée à la période pré-natale. Ces quatorze jours de congés pourront être consécutifs ou non.  Il est à noter que le congé pathologique peut être prescrit dès la déclaration de grossesse, et donc dès les premiers mois, mais qu’un congé pathologique prénatal ne pourra pas être reporté au cours de la période postnatale.

Si vous rencontrez des problèmes de santé suite à votre accouchement, vous pourrez prendre un congé pathologique post-natal, qui lui est de vingt-huit jours maximum. Il peut vous être accordé, toujours sous décision du médecin, pour cause de baby-blues, complications liées à une césarienne ou à l’accouchement en général.


 

Peut-on toucher des indemnités au cours d’un congé pathologique ?

Oui, des indemnités journalières seront versées par la Sécurité sociale. Dans le cas du congé pathologique pré-natal, votre employeur vous paiera de 90% à 95% de votre salaire journalier de base, sur une moyenne des trois mois précédant le congé pathologique. Dans le cas du congé pathologique post-natal, vous recevrez 50% de votre salaire, comme pour un congé maternité classique. Sachez également que vous ne pourrez pas perdre votre poste: il est strictement interdit que votre patron vous licencie durant ces congés, donc pas d’inquiétude à avoir !

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